Le vaccin préventif autorisé au Canada

Le cancer du col de l'utérus met au minimum 7 ans à émerger, mais il lui faut généralement 20 à 30 ans pour se développer.

La bataille contre le cancer du col de l'utérus a franchi une nouvelle étape au Canada.

Santé Canada approuve la mise en marché d'un médicament qui réduit significativement les risques d'avoir un cancer du col de l'utérus, du vagin, de la vulve ainsi que les verrues génitales.

Quelques semaines après l'Agence américaine de contrôle des médicaments (FDA), Santé Canada autorise la mise en marché du médicament Gardasil, de Merck Frosst. Il devrait être disponible dès le mois d'août.

Ce traitement préventif administré aux femmes et aux filles âgées de 9 à 26 ans réduira pratiquement à néant les risques d'avoir un cancer du col de l'utérus, du vagin, de la vulve ainsi que les verrues génitales.

En octobre dernier, la pharmaceutique américaine a annoncé qu'un de ses vaccins expérimentaux était efficace à 100 % contre la forme la plus commune du cancer du col de l'utérus.

Ce cancer arrive au deuxième rang, après celui du sein, parmi les cancers les plus répandus chez les Canadiennes âgées de 20 à 44 ans.

On dénombre 1350 nouveaux cas du cancer du col de l'utérus par an au pays et 410 décès. Le nombre de décès s'élève à 300 000 femmes par année dans le monde.

De leur côté, les cancers du vagin et de la vulve entraînent le décès d'environ 220 Canadiennes par année.

Le vaccin a été fabriqué par manipulation génétique. Il empêche la formation du cancer en bloquant deux virus du papillome humain (VPH) transmissibles sexuellement, le VPH16 et le VPH18. Ensemble, ces infections sont à l'origine de 70 % des cancers du col de l'utérus.

Les hommes et les femmes sont porteurs du virus, mais il fait davantage de ravage chez les jeunes femmes, dont le système immunitaire est moins développé.

Environ 80 % des femmes sexuellement actives sont infectées par un VPH, contracté lors de relations intimes. Il n'y a aucun symptôme apparent chez ses porteurs.

Près de 10 % des femmes infectées développeront une anomalie au col de l'utérus, comme des lésions ou des cellules précancéreuses. Elles sont détectables par un prélèvement, comme le test PAP.

Dans plus de la moitié des cas, cette anomalie se résorbera d'elle-même. Mais dans 40 % des cas, une intervention telle une opération chirurgicale sera nécessaire.

S'il est décelé à ses débuts, ce cancer se traite facilement, avec un taux de succès de 100 %. Toutefois, pris trop tard, il se traite mal et avec peu de succès.

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