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Science et santé

Mise à jour le lundi 27 mars 2006 à 15 h 04
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Grippe aviaire

La pandémie encore peu probable

Habituellement, les virus grippaux humains infectent les poumons.

À l'heure actuelle, la toux ne réussit toujours pas à s'imposer comme vecteur de propagation du virus H5N1. Résultat: le virus n'infecte pas la partie supérieure des voies respiratoires, condition nécessaire à la contamination entre humains.

Les chemins de la grippe

Le virus de la grippe ne se reproduit pas seul. Il doit pénétrer dans une cellule afin de l'utiliser pour fabriquer de nouveaux virus et ainsi propager l'infection.

Toutefois, il a besoin d'aide pour pénétrer dans la cellule. Il doit se lier à des molécules jouant un peu le rôle de porte d'entrée (récepteur).

Cette capacité lui est donnée uniquement s'il trouve la configuration adaptée pour que cette liaison chimique puisse se faire. Autrement dit, il faut qu'il trouve la clé.

Pour sa part, le virus de la grippe humaine est capable d'infecter les cellules des muqueuses du nez, du pharynx, de la trachée et des bronches. C'est la toux et les éternuements qui expulsent le virus qui s'est multiplié dans cette partie des voies respiratoires.

De son côté, le virus H5N1 doit descendre plus bas pour trouver assez de récepteurs adaptés.

En fait, les portes d'entrée de ce virus sont situées dans les alvéoles pulmonaires situés au bout des bronchioles. C'est à partir de là que le virus est entré dans les rares cas d'infection de l'oiseau à l'humain.

Et si...

Le virus se transmettrait plutôt mal de l'oiseau à l'humain, la transmission d'homme à homme étant encore plus improbable.

Les chercheurs américains de l'université du Wisconsin pensent que le virus doit acquérir la capacité de se fixer aux récepteurs adaptés aux virus grippaux humains pour se transmettre plus facilement. Cela lui permettrait de se répliquer dans la partie supérieure du tractus respiratoire, où il pourrait être facilement propagé par l'éternuement et la toux.

De plus, des mutations génétiques de l'hémagglutinine, et d'autres protéines virales, seraient nécessaires pour voir les virus aviaires devenir dangereux pour l'humain.

Les scientifiques rappellent que les virus grippaux se modifient constamment. De là l'importance de bien les connaître.

La transmission d'humain à humain reste difficile

Un communiqué de l'université du Wisconsin à Madison (en anglais).

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes


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