Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Science et santé

Mise à jour le jeudi 24 novembre 2005 à 16 h 43
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Bioéthique

La recherche sur le clonage éclaboussée

Hwang Woo-suk

Photo: AFP

Scandale dans le milieu de la recherche sur le clonage. Celui qui fut le premier à cloner un chien, le biologiste sud-coréen Hwang Woo-suk, a démissionné après avoir admis qu'il avait violé des règles éthiques.

La sommité des techniques de création d'embryons humains par clonage s'est excusée, affirmant que son empressement à servir la science avait peut-être obscurci son jugement moral.

Controverse

Le chercheur, devenu un héros dans son pays pour ses travaux majeurs sur le clonage, était au centre d'un scandale depuis quelques jours: l'un de ses collaborateurs américains l'accusait de s'être procuré des ovocytes humains de manière contraire à l'éthique.

Snuppy et son père: le premier chien cloné

Le savant a d'ailleurs admis que ses collaboratrices avaient fourni des ovocytes en 2002 et 2003, alors qu'il avait refusé leurs offres à deux reprises.

De plus, un ancien collaborateur sud-coréen de Hwang, a déclaré avoir versé plus de 1400 $ à 20 femmes pour se procurer des ovocytes.

Ce dernier a précisé que le scientifique ne savait rien de ces paiements, survenus avant l'adoption en janvier 2005 en Corée du Sud d'une loi sur la bioéthique.

Le chercheur a aussi annoncé sa démission d'un consortium international sur les cellules souches humaines créé il y a un mois seulement en Corée du Sud.

Il a précisé qu'il poursuivrait cependant ses travaux, ajoutant qu'il pourrait mettre fin à son travail une fois ses recherches achevées.

Plusieurs pays considèrent le type de don fait par les collaboratrices du savant sud-coréen comme une violation de l'éthique médicale, qui stipule qu'un subordonné ne devrait pas être obligé de collaborer.