
Bioéthique

Photo: AFP
Scandale dans le milieu de la recherche sur le clonage. Celui qui fut le premier à cloner un chien, le biologiste sud-coréen Hwang Woo-suk, a démissionné après avoir admis qu'il avait violé des règles éthiques.
La sommité des techniques de création d'embryons humains par clonage s'est excusée, affirmant que son empressement à servir la science avait peut-être obscurci son jugement moral.
Controverse
Le chercheur, devenu un héros dans son pays pour ses travaux majeurs sur le clonage, était au centre d'un scandale depuis quelques jours: l'un de ses collaborateurs américains l'accusait de s'être procuré des ovocytes humains de manière contraire à l'éthique.

Snuppy et son père: le premier chien cloné
Le savant a d'ailleurs admis que ses collaboratrices avaient fourni des ovocytes en 2002 et 2003, alors qu'il avait refusé leurs offres à deux reprises.
De plus, un ancien collaborateur sud-coréen de Hwang, a déclaré avoir versé plus de 1400 $ à 20 femmes pour se procurer des ovocytes.
Ce dernier a précisé que le scientifique ne savait rien de ces paiements, survenus avant l'adoption en janvier 2005 en Corée du Sud d'une loi sur la bioéthique.
Le chercheur a aussi annoncé sa démission d'un consortium international sur les cellules souches humaines créé il y a un mois seulement en Corée du Sud.
Il a précisé qu'il poursuivrait cependant ses travaux, ajoutant qu'il pourrait mettre fin à son travail une fois ses recherches achevées.
Plusieurs pays considèrent le type de don fait par les collaboratrices du savant sud-coréen comme une violation de l'éthique médicale, qui stipule qu'un subordonné ne devrait pas être obligé de collaborer.