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Un vaccin contre le cancer du col de l'utérus

Mise à jour le jeudi 6 octobre 2005 à 15 h 31
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La bataille contre le cancer du col de l'utérus a franchi une nouvelle étape. Jeudi, le groupe pharmaceutique américain Merck a annoncé qu'un de ses vaccins expérimentaux était efficace à 100 % contre la forme la plus commune de la maladie.

Le vaccin, appelé Gardasil, a été fabriqué par manipulation génétique. Il empêche la formation du cancer en bloquant deux virus du papillome humain (VPH) transmissibles sexuellement, le VPH16 et le VPH18. Ensemble, ces infections sont à l'origine de 70 % des cancers du col de l'utérus.

L'étude, encore au stade des essais cliniques, a porté sur 12 167 femmes sexuellement actives et âgées de 16 à 26 ans, vivant aux États-Unis et dans 12 autres pays. Elles n'étaient pas déjà infectées par un des virus.

La moitié de ces femmes ont reçu trois doses de Gardasil, tandis que l'autre moitié n'a reçu qu'un placebo.

À l'issue de 17 mois en moyenne, aucune femme du premier groupe n'était atteinte par les deux virus ou ne présentait de cancer ou de lésions précancéreuses. En revanche, 21 femmes du deuxième groupe en étaient atteintes.

Ces tests cliniques s'inscrivent dans le cadre d'une vaste étude portant sur 25 000 femmes dans 33 pays. Une équipe de l'Institut national de santé publique du Québec participe à ces recherches.

Merck compte demander l'autorisation de mise sur le marché de son vaccin à la Food and Drug Administration d'ici la fin de cette année.

Une maladie mortelle


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Le cancer est causé par une infection virale provoquée par le VPH. Hommes et femmes sont tous deux porteurs du virus, mais il fait davantage de ravage chez les jeunes femmes, dont le système immunitaire est moins développé.

Environ 80 % des femmes sexuellement actives sont infectées par un VPH, contracté lors de relations intimes. Il n'y a aucun symptôme apparent de celui-ci chez ses porteurs.

Près de 10 % des femmes infectées développeront une anomalie au col de l'utérus, comme des lésions ou des cellules précancéreuses. Elles sont détectables par un prélèvement tel que le test PAP pratiqué au Canada.

Dans plus de la moitié des cas, cette anomalie se résorbera d'elle-même. Mais dans 40 % des cas, une intervention sera nécessaire, comme une opération chirurgicale.

S'il est décelé à ses débuts, ce cancer se traite facilement, avec un taux de succès de 100 %. Pris trop tard, en revanche, il se traite mal et avec peu de succès.

Le cancer du col de l'utérus met au minimum 7 ans à émerger, mais il lui faut généralement 20 à 30 ans pour se développer.

Au Canada, on dénombre 1350 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus par an et 410 décès. Le nombre de décès s'élève à 300 000 femmes par années dans le monde.


hyperliens externes

Merck
Communiqué annonçant les résultats des tests (en anglais)

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