Un « vrai » faux Saint-SuaireMise à jour le mercredi 22 juin 2005 à 13 h 26 .
 . | Le Saint-Suaire de Turin a-t-il vraiment servi de linceul au Christ?La controverse est relancée par une équipe soutenue par le magazine Science et Vie qui a réussi a fabriquer un faux Saint-Suaire à partir d'une technique médiévale. La réplique possède les mêmes qualités que l'original. C'est le docteur Jacques di Constanzo, du centre hospitalier universitaire de Marseille, qui a créé le suaire en appliquant un tissu sur un bas-relief, puis en le coloriant à l'aide de techniques utilisées au Moyen-Âge. Le Saint suaire
 . | | Le Saint suaire . | Le tissu original de 4,36 m par 1,10 m a été découvert au milieu du 14e siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, près de Troyes.Il est depuis toujours l'objet d'une bataille entre ceux qui croient à son authenticité, les sindonologues, et ceux qui en doutent, une majorité des scientifiques qui se sont penchés sur la question. Les premiers affirmaient jusqu'à maintenant que la relique était impossible à reproduire. Quand la science s'oppose à la Foi Selon des tests au carbone 14 réalisés en 1988 par trois laboratoires, le linceul daterait de 1260 à 1390 après Jésus-Christ, avec un taux de certitude de 95 %. D'autres preuves scientifiques, dont le fait que la technique de tissage du suaire date seulement du 13e siècle et qu'aucune trace de sang n'ait jamais été identifiée, ont également été apportées depuis. La fabrication de l'autre faux Le docteur Constanzo a utilisé un bas-relief qu'on a recouvert d'un drap de lin humidifié. Après séchage, le tissu a été tamponné avec la solution colorée, de l'oxyde ferrique, c'est-à-dire de la rouille. La couleur a ensuite été fixée avec de la gélatine. Le tissu obtenu a résisté au lavage, au chauffage à 250 degrés. Il a également été trempé dans de l'acide citrique, de l'acide acétique et du bisulfite, avant d'être immergé pendant 24 heures dans de l'acide oxalique, un décapant antirouille. Malgré ces traitements, l'image n'a pas été altérée.

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