| Le Celebrex dans la mire de Santé Canada Mise à jour le samedi 18 décembre 2004 à 10 h 15 .
 . | Santé Canada a ordonné au géant pharmaceutique Pfizer, vendredi soir, de retirer du marché son anti-inflammatoire Cerebrex pour le traitement d'une maladie génétique rare.« Cerebrex ne doit pas être utilisé pour la prévention du PAF (polypose adénomateuse familiale), a indiqué le porte-parole de Santé Canada, Ryan Baker. Les patients doivent discuter de nouveaux traitements avec leur médecin. » Le médicament est, cependant, toujours autorisé pour le traitement d'autres maladies telles que l'arthrite rhumatoïde et la douleur aiguë. Cet avis survient quelques heures après la publication par Pfizer des résultats d'une étude qui démontrent que son produit vedette peut augmenter les risques de problèmes cardio-vasculaires chez ceux qui prennent des doses quotidiennes entre 400 et 800 milligrammes. La nouvelle a fait chuter le titre de Pfizer de plus de 11 % à la bourse de New York, pour atteindre 25,75 $US, en baisse de 3,23 $US. Les données de l'étude contredisent d'autres travaux qui n'ont pas montré de risques cardiaques plus élevés. Pfizer a d'ailleurs indiqué, après la publication, qu'elle n'avait pas l'intention de retirer le médicament du marché, contrairement à ce qu'avait fait la firme concurrente Merck, lorsqu'elle a révélé en septembre que le Vioxx, autre produit du même genre, doublait les risques de crise cardiaque. Comme le Vioxx, le Celebrex est un médicament anti-inflammatoire de type COX-2. La multinationale va analyser les nouveaux résultats et communiquer rapidement des informations aux régulateurs, aux médecins et aux patients.
 . | Une troisième étude à long terme, portant sur l'administration de Celebrex à des patients exposés à un risque élevé de maladie d'Alzheimer, est également en cours.Jusqu'à maintenant, Pfizer affirmait que son médicament, l'un des plus vendus sur la planète, n'entraînait pas les mêmes désagréments que le Vioxx. Elle s'appuyait notamment sur une étude publiée au début du mois par des chercheurs de l'université de Pennsylvanie. Soupçons sur le Bextra Par ailleurs, trois médecins américains ont publié, vendredi, une lettre dans le New England Journal of Medecine pour demander à leurs collègues de ne plus prescrire un autre anti-inflammatoire du même type que le Celebrex et le Vioxx, le Bextra.
 . | Selon ces chercheurs, des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux évaluer les risques cardio-vasculaires du Bextra, commercialisé, lui aussi, par Pfizer.Une étude récente de la Société américaine de cardiologie a démontré que des personnes traitées avec le Bextra avaient deux fois plus de risques d'avoir une crise cardiaque ou un autre problème cardio-vasculaire que celles traitées avec un placebo. Sept millions de personnes à travers le monde prennent aujourd'hui le Bextra.

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