| L'homosexualité serait en partie héréditaire Mise à jour le mercredi 13 octobre 2004 à 17 h 18 .
 . | | L'homosexualité serait influencée par la génétique et l'environnement . | Être homosexuel, est-ce inné ou le fruit de facteurs environnementaux?
Eh bien, des chercheurs italiens apportent des arguments au débat en affirmant avoir démontré que l'homosexualité masculine peut se transmettre de génération en génération.
Selon les chercheurs de l'université de Padova, en Italie, certains gènes encourageraient l'homosexualité masculine et amplifieraient la fertilité des mères.Leur théorie soutient ainsi l'idée selon laquelle l'attirance sexuelle entre deux hommes serait en partie héréditaire.
 . | L'étude démontre que les proches parentes (soeurs, filles) du côté maternel d'un homosexuel ont tendance à avoir plus d'enfants que celles du côté du père. Ceci suggérerait que ces femmes qui, en théorie, passent le trait homosexuel, soient également plus fertiles que les autres.La fertilité serait donc, selon les chercheurs, transmise par le chromosome X. L'équipe soutient que certains gènes peuvent influencer l'apparition de l'homosexualité chez les hommes mais pas la déterminer. Des facteurs environnementaux et culturels entrent également en jeu, selon elle. Les travaux complets doivent paraître sous peu dans le Royal Society's Biological Sciences journal. Le débat n'est pas terminé En 1993, le chercheur américain Dean Hamer, un généticien réputé, avait affirmé que l'homosexualité était transmise par la mère à son fils par le chromosome X.
 . | | Une campagne contre l'homophobie . | Il a également été démontré qu'habituellement, les homosexuels sont plus souvent les plus jeunes frères d'une même famille. Au printemps 1999, des chercheurs de l'Université Western Ontario à London, ont relancé le débat. L'équipe, dirigée par George Rice, a voulu tester formellement les conclusions de Dean Hamer.Les chercheurs canadiens ont suivi à la lettre sa méthode de recherche, en y appliquant beaucoup plus de rigueur. Leur conclusion : « Chez ces sujets, il n'y a pas plus de marqueurs en commun que ne le laisse prévoir le hasard ». D'autres travaux doivent donc être menés afin de mieux comprendre la nature homosexuelle.
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