Radio-Canada.ca/Nouvelles

  Grands titres Le monde Politique Économie Science et communications  


Hormonothérapie: deux autres études aux résultats inquiétants
Mise à jour le vendredi 8 août 2003 à 15 h 58
.
.
Deux études, parues coup sur coup, établissent des liens entre les traitements hormonaux substitutifs et des problèmes de santé. La dernière en date, réalisée sur plus d'un million de femmes, confirme que les thérapies hormonales de la ménopause augmentent le risque de cancer du sein.

En effet, les chercheurs britanniques du Cancer Research UK's Epidemiology Unit ont démontré, encore une fois, que le risque de cancer est considérablement plus élevé avec une combinaison d'hormones de type oestrogène et progestérone qu'avec les traitements reposant sur l'hormone oestrogène seule.

Une autre étude, américaine cette fois, montre que les femmes qui prennent un traitement hormonal substitutif ont un risque deux fois plus élevé que les autres femmes de souffrir d'accident cardiovasculaire, et ceci, pendant la première année de traitement.

Des données partielles dévoilées l'an passé faisaient état d'un risque d'infarctus accru de 30 % avec la prise d'hormones. Ces données surprennent les chercheurs, qui croyaient auparavant que le traitement hormonal réduisait le risque de crise cardiaque.

Selon l'une des cochercheurs, professeure à la faculté de médecine de l'université Harvard, JoAnn Manson, les femmes ne devraient pas s'inquiéter outre mesure. Selon elle, l'oestrogène et la progestérone demeurent utiles pour soulager des symptômes de la ménopause.

Les compagnies pharmaceutiques qui produisent les comprimés hormonaux précisent, pour leur part, que les hormones doivent être prises sur la plus courte période possible et à la plus faible dose appropriée pour chaque femme.

Les résultats de la première étude sont publiés dans The Lancet tandis que ceux de la deuxième étude sont publiés dans le New England Journal of Medecine.

Une autre étude, réalisée pour le compte du Women's Health Initiative Memory Study, démontrait en mai dernier que les femmes de plus de 65 ans qui prennent des hormones de synthèse risquent davantage de souffrir de la maladie d'Alzheimer ou d'autres formes de démence.

L'étude la plus exhaustive réalisée à ce jour sur l'hormonothérapie, publiée également en mai, concluait que les traitements hormonaux n'ont aucun effet sur la qualité de vie des femmes et que celles qui disent en avoir tiré des bienfaits seraient trompées par l'effet placebo.

Au Québec, entre 30 et 35 % des femmes ont recours à l'hormonothérapie. Ce pourcentage diminue à 15 à 20 % dans le reste du Canada.

Les explications de Catherine KovacsExtrait vidéo


Hyperliens *
* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Retour au nouvelles Retour aux nouvelles Haut de page  Haut de page
Imprimer   Partager avec un ami

 Saviez-vous que...

Mariner 2 survole Vénus en décembre 1962. La sonde devient ainsi le premier objet de fabrication humaine à visiter une autre planète.

 C'est arrivé le...


7 juin 1973

Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël.

     DANS L'ACTUALITÉ >>

La conquête martienne

Venus Express, première mission européenne vers Venus

La grippe aviaire

     DOSSIERS >>

Hubble, 15 ans

Saturne et ses anneaux

     ARCHIVES >>

Un bras canadien au service de la science - Les Archives de Radio-Canada



     NOS ÉMISSIONS

Découverte

Les années lumière

La semaine verte

Le carnet techno

L'épicerie

Retour à MontréalPlus.caRetour à QuébecPlus.ca