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Mise à jour le mercredi 5 septembre 2001, 16 h 19 .
 Le plaisir du chocolat

 
Selon une étude, manger du chocolat active les mêmes zones de plaisir dans le cerveau que l'alcool et les drogues dures. L'étude, menée par des chercheurs de Montréal et de Chicago, vient de paraître dans la revue «Brain».
 



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  Ces nouvelles données pourraient éclairer la question des processus d'accoutumance.
 

  Par cette étude, les neurologues voulaient comprendre ce qui se passait dans le cerveau des mangeurs de chocolat. Ils ont recruté 15 volontaires et leur ont donné jusqu'à 75 carrés de chocolat chacun. Pendant l'expérience, ils les ont placés dans un tomographe pour analyser l'activité de leur cerveau. Au début, alors que le chocolat était agréable, certaines zones très particulières du cerveau sont devenues actives, pour être ensuite remplacées par d'autres lorsque la quantité de chocolat ingurgitée devenait excessive et provoquait le dégoût.
 

  Cette expérience a permis de noter que dans la phase de plaisir, une des zones la plus activée était le straitum, la zone liée au sentiment de motivation. C'est la même zone qui est stimulée par les drogues.
 

  Cette corrélation pourrait éclairer les processus menant à la narcomanie. Elle pourrait également éclairer les processus menant aux troubles de l'alimentation, comme l'anorexie, qui pourrait n'être en fait qu'un dérèglement neurologique du sentiment de satiété.
 

 
 
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Extrait de l'article publié dans la revue Brain

Institut et Hôpital Neurologiques de Montréal

Northwestern Cognitive Brain Mapping Group


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