Le Québec cherche toujours sa place à l'internationalMise à jour le vendredi 7 octobre 2005 à 23 h 54 . À Montréal, la réunion fédérale-provinciale, attendue depuis janvier 2004, sur l'accroissement du rôle du Québec sur la scène internationale n'a rien donné de concret, vendredi.
 . | | Les ministres québécois Monique Gagnon-Tremblay et Benoît Pelletier . | Pendant plus de deux heures, les ministres québécois des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, et des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, ont discuté de ce sujet avec leurs homologues fédéraux Pierre Pettigrew et Lucienne Robillard.Le gouvernement du Québec demande à être consulté avant qu'Ottawa ne signe des traités touchant à ses compétences constitutionnelles. Il voudrait aussi s'exprimer en son nom à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
Le ministre fédéral des Affaires étrangères a rejeté les revendications du Québec, en répétant que la voix internationale canadienne devait rester claire, cohérente et forte.Une réunion quand même cordiale
 . | | Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew . | Le ministre Pelletier s'est félicité que la rencontre ait permis aux deux gouvernements de « mieux comprendre » leurs positions respectives, même si elles demeurent diamétralement opposées.De son côté, M. Pettigrew s'est engagé à multiplier les pratiques de collaboration Ottawa-Québec déjà existantes, et a salué le succès des derniers mois dans le dossier de la diversité culturelle et de la création d'un secrétariat de défense des intérêts canadiens à Washington.
|