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Controverse autour du diplôme d'André Boisclair

Mise à jour le jeudi 6 octobre 2005 à 19 h 40
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Le diplôme de l'Université de Harvard obtenu par André Boisclair a alimenté les débats au caucus de présession du Parti québécois.


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La controverse a été déclenchée par une chronique du quotidien La Presse, selon laquelle le diplôme de maîtrise dont se réclame le candidat Boisclair n'est en réalité qu'une « Mid-Career Master in Public Administration (MC-MPA) », émise non pas par Harvard mais par une école qui y est rattachée, la JFK School of Government.

L'auteure de l'article, Lysiane Gagnon, écrit qu'il s'agit d'un type de diplôme « qui n'a rien à voir avec la maîtrise telle qu'on la connaît dans le monde universitaire. » Les cours à cette école s'échelonneraient sur deux semestres seulement au lieu des quatre semestres d'étude nécessaires pour l'obtention de la maîtrise en « politiques publiques » et la « Two-Year Master in Public Administration ».


Extrait vidéo
Josée Thibault fait la lumière sur cette controverse qui a pimenté cette dernière journée de congrès péquiste à Mont-Tremblant
De plus, la journaliste rappelle qu'André Boisclair n'a pas obtenu de baccalauréat préalable à des études de maîtrise, ayant quitté la faculté d'économie de l'Université de Montréal avant la fin de ses études.

Pour Mme Gagnon, il s'agit d'un cas de fausse représentation et M. Boisclair devrait modifier son curriculum vitae.


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Les partisans d'André Boisclair n'ont pas tardé à réagir.

Le député de Gouin, Nicolas Girard, a exhibé une copie du diplôme de M. Boisclair, laquelle porte l'en-tête de l'Université de Harvard et indique qu'il s'agit bien, selon lui, d'une maîtrise en administration publique.

Le député de Richelieu, Sylvain Simard, accuse les adversaires de M. Boisclair de faire de la démagogie.

Fin de caucus


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Diane Lemieux et Louise Harel
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En point de presse qui marquait la fin du caucus des députés du Parti québécois, la chef intérimaire Louise Harel et la leader parlementaire Diane Lemieux ont promis que le PQ serait attentif, vigilant et incisif à l'Assemblée nationale et talonnerait le gouvernement Charest.

« Les sceptiques seront confondus », a déclaré Mme Harel, en affirmant que le parti saurait mener à bien son opposition à l'Assemblée nationale en même temps que sa course à la direction.

La chef intérimaire a d'ailleurs réaffirmé que la directive interne du parti interdisant à ses officiers de prendre position dans la course à la direction reste en vigueur. Elle compte aborder la question avec le leader adjoint Stéphane Bédard, qui a pris position en faveur d'André Boisclair. Mais elle assure que M. Bédard conservera son poste de leader adjoint.

À la question d'un journaliste lui demandant si elle croyait qu'André Boisclair avait tout dit concernant sa consommation de cocaïne, Mme Harel a répondu qu'« elle ne confessait personne », en invitant le journaliste à poser la question à M. Boisclair lui-même.

Enfin, le Parti québécois va presser le gouvernement de déclencher au plus tôt une élection complémentaire dans la circonscription d'Outremont, laissée vacante par le départ de l'ancien ministre des Finances Yves Séguin.


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