Pauline Marois ne lâche pasMise à jour le mardi 4 octobre 2005 à 20 h 23 .
 . | | Pauline Marois . | Candidate à la direction du Parti québécois, Pauline Marois ne se laisse pas abattre par les sondages qui la maintiennent en deuxième position, loin derrière André Boisclair. Mme Marois s'est adressée mardi à une centaine d'étudiants du cégep Montmorency, à Laval.
Pauline Marois s'est dite consciente des difficultés qu'elle a à percer dans cette course à neuf candidats, surtout auprès des péquistes qui souhaitent du renouveau et qui la voient comme faisant partie de la vieille garde.Elle n'entend pas renier pour autant ses longues années de service, elle qui a occupé les plus gros ministères, comme les Finances, la Santé et l'Éducation. « Je crois que quand tu veux faire un pays, tu choisis la personne qui a le plus d'expérience et qui a fait ses preuves », a-t-elle affirmé. Elle n'a pas davantage l'intention de changer sa façon de faire de la politique. Fonctionnaires fédéraux Le Québec de demain, Pauline Marois le voit plus solidaire et généreux à l'égard des familles. Elle le voit aussi francophone et souverain. Comme Jacques Parizeau en 1995, elle s'engage à ce qu'aucun fonctionnaire fédéral ne perde son emploi dans l'éventualité où le Québec accède à la souveraineté. Pour elle, il s'agit d'une question de responsabilité. Mais d'abord, Mme Marois parle de battre le gouvernement Charest aux prochaines élections et de maintenir le gel des droits de scolarité, une perspective accueillie avec enthousiasme par les étudiants.

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