Radio-Canada marque le 10e anniversaire du référendumMise à jour le lundi 29 août 2005 à 9 h 51 .
 . | Intitulée Point de rupture, la série de quatre heures commence avec la défaite du camp du oui au référendum de 1980.Le premier des deux reportages relate la suite des événements, telle que racontée par ses principaux acteurs. Elle nous amène jusqu'à la dernière semaine de la campagne référendaire de 1995.
 . | | Jacques Parizeau . | Jacques Parizeau est alors premier ministre du Québec, Jean Chrétien, premier ministre à Ottawa, mais le personnage clé de cette nouvelle aventure, c'est Lucien Bouchard, qui après s'être fait amputer la jambe gauche en novembre 94, victime de la bactérie mangeuse de chair, est perçu comme un miraculé.Le reportage montre le grand jeu de Jacques Parizeau, qui était convaincu que les États-Unis reconnaîtraient le Québec indépendant avant la France, pour des raisons de géopolitique.
 . | | Le consulat des États-Unis à Québec . | Un mémorandum confidentiel de la consule américaine à Québec de l'époque révèle que les Américains étaient bien au fait de ce qui se passait chez leurs voisins du nord. La consule y prévient que le Canada et le Québec se dirigent vers des temps agités.Le reportage illustre aussi comment Jacques Parizeau s'y est pris pour désamorcer la campagne que les Cris du Québec menaient alors contre le gouvernement québécois sur la scène internationale. Lucien Bouchard remplace Jacques Parizeau
 . | Le document rappelle qu'au début octobre 1995, devant la stagnation de la campagne du camp du oui, Jacques Parizeau accepte à contrecoeur de céder le devant de la scène à Lucien Bouchard, alors chef du Bloc québécois à Ottawa, et rétabli de l'amputation de sa jambe.À partir de ce moment, le oui commence à grimper dans les sondages. Pas de plan B
 . | | Raymond Chrétien . | La révélation la plus surprenante du document vient de Raymond Chrétien, neveu de Jean Chrétien et ambassadeur du Canada à Washington en 1995.Lors d'une rencontre privée avec son oncle à New York, il se rend compte, interloqué, qu'Ottawa n'a pas de plan B advenant la victoire du oui. « Qu'est-ce que je dis au président Clinton si le Canada perd? Quel est notre message? Le verdict, on l'accepte, on le refuse? À quelles conditions? » Jean Chrétien, qui est à New York pour les célébrations du 50e anniversaire de l'ONU, demande alors l'aide des Américains, comme le rappelle James Blanchard, ancien ambassadeur des États-Unis au Canada. Des ministres anglophones inquiets
 . | | Jean Chrétien . | Brian Tobin, ancien premier ministre de Terre-Neuve, à l'époque ministre dans le cabinet Chrétien, rappelle qu'une dizaine de jours avant le référendum, une dizaine de ministres fédéraux se sont réunis à Hull pour discuter de la situation.Les ministres présents concluent que dans l'éventualité d'une victoire du oui, il est peu probable que les ministres québécois du cabinet fédéral puissent négocier la séparation au nom du Canada. Le deuxième reportage de la série raconte la dernière semaine de la campagne référendaire, la plus grande implication de Jean Chrétien et des autres dirigeants politiques du Canada, le rassemblement de la Place du Canada, la soirée du 30 octobre et tout ce qui l'a entouré.
 . | | Hubert Gendron . | Pour Hubert Gendron, réalisateur-coordonnateur de la série, le 30 octobre 1995 a été un moment extraordinaire de l'histoire canadienne.Il dit avoir voulu présenter la logique des grands acteurs de l'événement, en leur donnant la parole et en laissant le téléspectateur tirer ses propres conclusions. Signalons que Lucien Bouchard, l'ancien chef péquiste Bernard Landry, le premier ministre fédéral actuel, Paul Martin, Bill Clinton et le président français, Jacques Chirac ont refusé de donner des entrevues pour la préparation de la série. La série sera présentée à la télévision de Radio-Canada en deux volets, diffusés les mercredi 7 et jeudi 8 septembre. Point de rupture fera l'objet d'un livre du même nom, en vente le 1er septembre. L'émission sera aussi disponible sur DVD.

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