Le PQ établit les règles du jeuMise à jour le lundi 20 juin 2005 à 14 h 18 .
 . | | La chef de l'aile parlementaire du PQ, Louise Harel . | La course à la direction du prochain chef du Parti québécois, le 15 novembre, sera historique, trois fois plutôt qu'une. Ce sera la première depuis l'élection de Pierre-Marc Johnson, en 1985.Elle comportera, pour la première fois, une procédure de vote entièrement téléphonique.
Mais surtout, pour la première fois dans l'histoire politique du Québec, les règles de financement des candidats dans cette course seront calquées sur les dispositions de la loi québécoise sur le financement des partis politiques. « Il n'y aura pas de caisse occulte, a expliqué la chef intérimaire de l'aile parlementaire du PQ, Louise Harel, après une réunion à huis clos de la direction du PQ à Saint-Hyacinthe, samedi. Le directeur général des élections considère que c'est un grand progrès que d'introduire dans la démocratie interne des partis des règles de transparence. » Par conséquent, les dons de particuliers supérieurs à 200 $ devront être soumis par chèque, et ne pourront dépasser 3000 $. Les dons seront recueillis par le PQ, qui se chargera de remettre l'argent au candidat favorisé par le donateur. Les candidats financeront les débats Le PQ prélèvera aussi une part de l'argent recueilli par les candidats: 10 % pour les dons de 50 000 $ et moins;15 % pour ceux de 50 000 à 150 000 $;25 % pour ceux de 150 000 $ et plus.
 . | | La présidente du PQ, Monique Richard . | Ces pourcentages serviront à financer les activités organisées durant la course à la direction. Une dizaine d'événements, dont des débats entre les candidats, auront lieu au cours des prochains mois dans l'ensemble de la province.Selon la présidente du PQ, Monique Richard, ces rencontres visent à susciter, pour cette course, l'intérêt des membres, mais surtout celui de la population. Un vote par téléphone Tous les membres du PQ seront appelés à voter par téléphone les 13, 14 et 15 novembre prochains. Le parti a retenu les services d'une filiale de Quebecor qui gère les appels téléphoniques de plusieurs émissions de téléréalité. Le résultat du scrutin sera dévoilé le soir du 15 novembre, date du 29e anniversaire de la première élection d'un gouvernement péquiste. Chaque membre pourra indiquer quatre noms, en ordre de préférence. Si à l'issue du premier tour, un candidat ne dispose pas de 50 % ou plus des voix, les deuxièmes choix seront comptabilisés, et ainsi de suite, jusqu'à l'atteinte de la majorité. La liste de candidats s'allonge Trois candidats sont entrés dans la course à la direction du PQ jusqu'à maintenant: la députée Pauline Marois, l'ancien député André Boisclair et l'ancien haut fonctionnaire Louis Bernard. À cette liste s'est ajouté, samedi, le psychiatre Hugues Cormier, candidat péquiste dans la circonscription de Crémazie en 2003, s'il réussi à recueillir 1000 signatures d'appuis. Il a indiqué que ses axes de campagne seraient l'humanisme et la simplicité volontaire.
Jean Ouimet, ancien chef du Parti vert du Québec entre 1989 et 1993 et conseiller au développement durable du premier ministre Jacques Parizeau en 1994, doit annoncer officiellement sa candidature lundi.Le député de Blainville, Richard Legendre, devrait à son tour annoncer sa candidature mardi, selon des informations qui ont circulé au cours de la dernière semaine.

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