Jean Charest nie tout conflit d'intérêtsMise à jour le mercredi 15 juin 2005 à 22 h 11 .
 . | Jean Charest s'est vigoureusement porté à la défense de son épouse, Michèle Dionne, mercredi, à l'Assemblée nationale.Le premier ministre a répondu à la députée péquiste de Laurier-Dorion, Elsie Lefebvre. Cette dernière a insinué que le rôle de bénévole de Mme Dionne à la Croix-Rouge pouvait influencer le gouvernement, qui songe à étendre à divers organismes caritatifs le privilège conféré à Centraide de prélever à la source les dons de charité des employés de l'État.
 . | | Michèle Dionne et les enfants du couple (archives) . | Aux yeux de M. Charest, qui nie tout conflit d'intérêts, l'opposition se livre dans ce dossier à une campagne de salissage. Il soutient que Mme Dionne n'a joué aucun rôle dans la décision que le gouvernement s'apprête à prendre.Le premier ministre a en outre rendu hommage à sa femme et a rappelé qu'elle oeuvrait bénévolement auprès de la Croix-Rouge depuis sept ans. « Que la députée ait le culot, aujourd'hui, de poser cette question-là, puis de s'attaquer à ma femme à l'Assemblée nationale du Québec, c'est tomber le plus bas. C'est tomber le plus bas de tout ce que j'ai vu à l'Assemblée nationale depuis que je siège ici », s'est indigné M. Charest avant d'être chaudement applaudi par ses députés. Levée du monopole de Centraide? Le gouvernement doit décider dans les prochaines jours s'il ira de l'avant avec une recommandation d'un comité interministériel favorable à la levée du monopole exercé par Centraide depuis 30 ans. La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Michelle Courchesne, doit présenter sa recommandation au conseil des ministres, lors d'une prochaine séance. Plusieurs millions de dollars de dons sont en jeu, si bien que de nombreux organismes aimeraient avoir accès eux aussi aux prélèvements automatiques sur le salaire des fonctionnaires.
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