Direction du PQ: Legault y renonceMise à jour le jeudi 9 juin 2005 à 9 h 22 .
 . | | François Legault . | Contre toute attente, le député François Legault, un des candidats pressentis à la succession de Bernard Landry, ne brigue pas la direction du Parti québécois.Père de deux garçons de 11 et 12 ans, il invoque des raisons familiales pour ne pas soumettre sa candidature à ce poste. Sa décision a été prise dimanche, après avoir consulté sa famille.
À ceux qui affirment qu'il est en partie responsable du départ de Bernard Landry, il répond qu'il a voté pour Bernard Landry lors du vote de confiance au congrès du PQ.François Legault a, par ailleurs, ajouté qu'il allait continuer à travailler comme député et à s'acquitter de ses tâches dans la circonscription de Rousseau. Bon dernier dans les sondages pour remplacer Bernard Landry, François Legault juge la course à la direction incontournable, sans dire toutefois quel candidat il va appuyer. Il affirme qu'il a écarté tout facteur politique dans sa décision. Gilles Duceppe soupèse tous les éléments
 . | | Gilles Duceppe . | Le chef du Bloc québécois affirme qu'il ne peut ignorer la décision de M. Legault et que c'est une donne importante dans sa réflexion.Le député bloquiste Yvan Loubier croit que le choix de M. Legault est un élément de plus qui va alimenter la réflexion de son chef. Selon les analystes politiques, l'idée que M. Duceppe fasse la prochaine campagne électorale fédérale à la tête du Bloc québécois et qu'il prenne ensuite les rênes du PQ est pour le moins irréaliste.
D'ici deux semaines, M. Duceppe devrait donner sa position. Une équipe serait déjà sur le terrain pour recueillir des appuis. Pauline Marois déçue
 . | | Pauline Marois . | Seule candidate déclarée à la succession de M. Landry, Pauline Marois a dit trouver regrettable le retrait de François Legault.Mme Marois maintient qu'à son avis, il doit y avoir une vraie course à la direction du parti, ce qui ne s'est pas vu depuis 20 ans. Elle souhaite que le choix du nouveau chef se fasse le plus rapidement possible, dès l'automne. N'attendez pas le Messie, prévient Charbonneau
Le député de Borduas, Jean-Pierre Charbonneau, croit qu'il y a plusieurs candidats qui pourraient se retrouver à la tête du Parti québécois et gagner les élections.Mais selon lui, là n'est pas le principal enjeu. « Ce n'est pas d'être un bon premier ministre, mais d'être un rassembleur de peuples, et il ne s'agit pas de penser qu'il y a un messie qui va descendre de la montagne et dire au peuple québécois: "Suivez-moi et je vous conduis vers la terre promise". »

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