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La classe politique rend hommage à Bernard Landry

Mise à jour le lundi 6 juin 2005 à 9 h 04
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Le député bloquiste et ancien ministre péquiste, Serge Ménard
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La contribution à la vie publique de Bernard Landry a été saluée dans tout le pays, dimanche, au lendemain de l'annonce de sa démission.

« C'était le rêve de sa vie, puis là, ça lui échappe. Et honnêtement, on aura tout le temps de s'occuper des autres. Mais pour le moment, c'est son drame personnel qui me touche le plus », a déclaré le député bloquiste et ancien ministre péquiste, Serge Ménard.


Extrait audio
André Neault a recueilli des réactions dans la circonscription de Verchères, que représentait Bernard Landry.
Dimanche magazine, avec les journalistes Robert Houle et Jean Thivierge, le militant péquiste Yves Michaud, le ministre fédéral Jacques Saada, la députée Diane Lemieux, les chroniqueurs Michel David, du Devoir, et Chantal Hébert, du Toronto Star, et le professeur Jean-Herman Guay, du Département d'histoire et de sciences politiques de l'Université de Sherbrooke
Jean Thivierge a assisté à la déclaration de Bernard Landry, Robert Houle décrit les réactions des délégués.
En visite en Haïti, le premier ministre Jean Charest a déclaré dimanche que la démission-surprise de Bernard Landry allait donner un nouvel élan à son gouvernement. « Cela nous renforce sur un seul point, celui de continuer à faire des changements qui touchent le quotidien des Québécois », a dit M. Charest lors d'un point de presse, à Saint-Marc.

Samedi, le premier ministre Charest s'est déclaré à la fois « surpris et touché » par la démission de M. Landry, qu'il a apprise au cours d'une réception à l'ambassade canadienne à Port-au-Prince.

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a affirmé que M. Landry était un homme « de convictions ». Il a loué son sens de l'État et la qualité de sa contribution politique, économique et sociale.


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Le premier ministre du Canada, Paul Martin
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Depuis Terre-Neuve où il se trouve, le premier ministre fédéral a lui aussi offert ses meilleurs voeux à M. Landry. Dans un communiqué, Paul Martin a souligné qu'il n'avait jamais remis en question le dévouement de M. Landry comme ministre des Finances et comme premier ministre, même s'il ne partage pas du tout sa vision de l'avenir du Québec.

Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, a lui aussi loué le dévouement du politicien québécois à sa cause et à la vie publique.

Se disant surpris de cette démission, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a également voulu rendre hommage au leader souverainiste. « M. Landry a accompagné la transformation du Québec moderne et y a contribué », a-t-il dit dans un communiqué.

La démission de Landry crée une onde de choc


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À la surprise générale, Bernard Landry a annoncé samedi soir qu'il démissionnait de son poste de député de Verchères et de chef du Parti québécois. M. Landry a fait cette annonce après avoir obtenu l'appui de 76,2 % des délégués au 15e Congrès national du Parti québécois, à Québec.

« Je suis un homme de cause, je ne suis pas un individualiste et je pense en mon âme et conscience que je ne pourrais pas servir la société comme je voudrais le faire avec ce niveau d'appui », a-t-il déclaré, les yeux troublés d'émotion, devant 1600 délégués stupéfaits.


Extrait vidéo
Hugues Riopel a recueilli les réactions des électeurs de la circonscription de Verchères.
La déclaration de Bernard Landry aux délégués du congrès
La conférence de presse de Bernard Landry à l'issue du vote de confiance
Josée Thibeault recueille les réactions des députés et des militants du PQ à l'annonce du retrait de leur chef.
L'analyse de Pierre Tourangeau et de Michel David du Devoir sur les motivations de Bernard Landry et sur l'avenir du PQ
Josée Legault, chroniqueuse à The Gazette et anciennement conseillère de M. Landry, explique son départ.
Yvan Côté retrace les grandes lignes de la carrière politique de Bernard Landry.
Le premier ministre Jean Charest, en déplacement en Haïti, salue un adversaire de taille.
« Rien ne doit ralentir la marche de notre peuple vers notre indépendance nationale. Je tire ma révérence, mais cela ne veut pas dire que j'abandonne le combat national », a-t-il ajouté. M. Landry, qui a dit démissionner au nom de l'« intérêt national », pense que les conditions sont favorables à la reprise du pouvoir par le PQ et à la souveraineté du Québec.

Malgré la contestation des derniers mois, le vote de confiance à l'endroit de Bernard Landry semblait pourtant n'être qu'une simple formalité, après les ralliements au chef de Pauline Marois et de François Legault. Mais avec seulement 76,2 % d'appuis, M. Landry était de toute évidence très déçu et insatisfait de n'avoir pas pu obtenir un meilleur résultat que Lucien Bouchard, en 1996.

M. Bouchard avait alors obtenu 76,7 % d'appuis lors d'un vote de confiance. Il avait regagné la faveur de ses troupes en 2000, avec 90,9 % d'appuis. Par comparaison, Jacques Parizeau avait obtenu 92 % d'appuis en 1992.


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