Une nation crie injustement condamnée à l'exilMise à jour le dimanche 22 mai 2005 à 13 h 37 .
 . | | (archives) . | La Commission des revendications des Indiens recommande au gouvernement fédéral de négocier avec les membres de la défunte bande de Chakastaypasin, expulsée il y a plus de 100 ans des territoires qu'elle occupait en Saskatchewan.Dans un rapport publié vendredi, la Commission conclut que cette bande a été injustement condamnée à l'exil, parce qu'Ottawa l'a associée erronément à la rébellion métisse de Louis Riel de 1885, tout en tentant de fusionner les différentes nations cries de la région.
Les quelque 800 membres de la Chakastaypasin se sont alors dispersés dans près d'une dizaine de bandes voisines, sans jamais vraiment s'amalgamer à ces nations. Ottawa a ainsi pris illégalement possession de leur ancien territoire et en a exploité les nombreuses ressources naturelles.La bande de Chakastaypasin réclame maintenant un dédommagement, en plus de la rétrocession des terres, mais les négociations s'annoncent ardues. « En règle générale, le gouvernement fédéral n'accepte pas de redonner des territoires, à moins que ce soit possible, par exemple, par cession volontaire », avertit la présidente de la Commission des revendications des Indiens, Renée Dupuis. Plusieurs nations concernées L'étude de la Commission, qui a duré cinq ans, portait sur quatre revendications territoriales similaires de bandes autochtones de cette région, toutes rejetées par Ottawa. Les nations cries de James Smith et de Cumberland House ont présenté ces requêtes, incluant celle concernant la bande disparue de Chakastaypasin. Ces nations contestent la perte totale de 60 000 acres de terres résultant de la fusion de plusieurs réserves autochtones, après 1885. Ces terres étaient alors situées dans les Territoires du Nord-Ouest, parce que la Saskatchewan n'existait pas encore. Les recommandations de la Commission des revendications des Indiens seront maintenant acheminées aux ministères de la Justice et des Affaires autochtones.

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