Alfonso Gagliano prédit la fin du CanadaMise à jour le mardi 26 avril 2005 à 14 h 13 . Dans une entrevue exclusive diffusée lundi à l'émission Le Point de Radio-Canada, Alfonso Gagliano prédit la fin du Canada tel qu'on le connaît actuellement.
 . | L'ancien ministre des Travaux publics du gouvernement de Jean Chrétien croit que la souveraineté du Québec est maintenant inévitable, après les révélations faites devant la commission Gomery et en vue de l'élection possible des conservateurs à la tête du pays.« Déjà pour moi, c'est inévitable, c'est une question de temps, dit-il. Bien sûr, si [Jean] Charest fait un miracle et réussit à gagner un deuxième gouvernement, peut-être que ça pourrait retarder. Mais je crois qu'à ce stade-ci, la séparation du Québec du Canada n'est pas "arrêtable", c'est une question de temps, ça va se faire. »
Même s'il était titulaire du ministère responsable du programme des commandites, M. Gagliano refuse de présenter des excuses, malgré l'ampleur du scandale. En outre, il digère mal d'être le seul élu montré du doigt, et le seul que Paul Martin ait nommé dans son discours à la nation, jeudi dernier. Dans sa liste de gestes posés après sa prise de pouvoir, le premier ministre rappelait le congédiement de M. Gagliano de son poste d'ambassadeur du Canada au Danemark.
Le principal intéressé se dit plus ou moins surpris d'avoir été ainsi nommé. « Vous savez, quand on a déjà tué quelqu'un, quand on tire deux fois, trois fois, il est déjà tué. »Et l'ancien ministre en rajoute: pourquoi une enquête ne ferait-elle pas la lumière sur la façon dont Paul Martin a financé sa campagne au leadership du Parti libéral du Canada, en 2002? « Certaines firmes de communications qui étaient près de M. Martin, la firme Earnscliff, exactement, ont ramassé [...] des millions de dollars. »
Néanmoins, M. Gagliano répète qu'il n'était au courant de rien dans le scandale des commandites.Il se borne à reconnaître cependant que des bénévoles du PLC « ont besoin d'être payés parce qu'ils n'ont pas d'autres revenus ». Il dit avoir toujours eu l'impression que « c'était le parti qui les payait, et pas une autre personne ». M. Gagliano réfute les allégations du directeur du parti au Québec, Benoît Corbeil, selon lequel il savait que Groupaction payait ces bénévoles.

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