Commission Gomery: le suspense tire à sa finMise à jour le mercredi 6 avril 2005 à 10 h 36 .
 . | | Jean Brault devant la commission Gomery . | C'est aujourd'hui que le juge John Gomery décidera s'il lève l'interdit de publication qu'il a lui-même imposé sur le témoignage de Jean Brault.Le président de Groupaction saura aussi aujourd'hui si son procès pour fraudes, fixé au 2 mai, sera reporté. Le cas échéant, le juge Gomery pourrait permettre que la prestation de Jean Brault soit rendue public, car elle serait moins nuisible au déroulement de son procès. Remous aux Communes Les révélations de Jean Brault causent beaucoup de remous à Ottawa où les partis d'opposition laissent planer la possibilité de renverser le gouvernement libéral minoritaire. Mardi aux Communes, Bloquistes, conservateurs et néo-démocrates se sont moqués de la décision des libéraux de faire appel à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour déterminer si le parti a pu être victime de « fraude » de la part de certains individus. Le chef bloquiste Gilles Duceppe a de nouveau demandé aux libéraux de placer en fiducie l'argent « sale » reçu en dons des agences ayant profité du scandale, une somme qu'il estime à 600 000 $. M. Duceppe a raillé les déclarations de la veille du ministre des Transports et lieutenant politique de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre. Celui-ci a montré du doigt l'ancien régime de Jean Chrétien, avançant même l'idée d'un « groupe parallèle aux élus légitimes du parti ». « Il y a un groupe parallèle dans le Parti libéral, y compris Gagliano, Chrétien et compagnie, j'imagine », a ironisé Gilles Duceppe. De son côté, Paul Martin a répété l'hypothèse d'un « groupe isolé de personnes qui ont fait des choses inappropriées » au sein du parti, et qui seront punies s'il y a lieu. Des stratèges des partis d'opposition se demandent si une levée de l'interdit de publication serait propice au déclenchement d'élections hâtives. Même si le témoignage de Jean Brault, dont l'agence a été la plus choyée par le programme de commandites, est interdit de publication, des sites internets américains ont publié des résumés de sa comparution. Le bureau du procureur général du Canada analyse d'ailleurs la possibilité d'engager des poursuites contre ceux qui, au pays, ont diffusé l'adresse de ces sites internets. La requête de Chrétien sera entendue
 . | Par ailleurs, la requête de Jean Chrétien contre le juge Gomery sera entendue les 7 et 8 juin en Cour fédérale à Ottawa. L'ancien premier ministre demande au tribunal de destituer le juge à la tête de la commission qui enquête sur le programme des commandites.M. Chrétien met en doute l'impartialité du juge Gomery, à la suite des déclarations qu'il a faites à la presse avant Noël, et ensuite dans l'enceinte de la commission. Aucun juge n'a encore été investi du dossier.

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