| Les groupes de femmes craignent la nouvelle approche de Québec Mise à jour le mardi 25 janvier 2005 à 23 h 01 . Les groupes de femmes du Québec craignent que le gouvernement Charest ne détourne l'argent destiné à améliorer la condition féminine au nom du principe d'égalité entre les sexes.
 . | | La ministre Michelle Courchesne . | Depuis qu'elle est entrée en fonction, la ministre responsable de la Condition féminine, Michelle Courchesne, cherche à élargir le concept de condition féminine, en optant pour une approche qui inclurait les hommes dans la réflexion.Elle se dit sensible aux problèmes qui frappent davantage les hommes, comme le suicide, et faire de la question de l'égalité « un enjeu de société ». Cette nouvelle orientation inquiète les groupes de femmes, qui redoutent que leurs revendications soient diluées. La Fédération des femmes du Québec (FFQ) veut que l'approche actuelle, spécifiquement destinée aux femmes, soit maintenue. « Il ne peut être question d'aucune manière de redistribuer à cet effet les déjà trop maigres ressources consacrées à la promotion et à la défense des droits des femmes par le gouvernement du Québec », affirment la FFQ et Relais-Femmes, dans un mémoire conjoint, présenté mardi à l'ouverture de la commission parlementaire qui se penche sur la question de l'égalité entre hommes et femmes. Une « asymétrie » entre les sexes
 . | | La présidente de la FFQ, Michèle Asselin (archives) . | Selon les deux organismes, il est encore trop tôt pour appliquer la même grille d'analyse aux deux sexes, compte tenu des progrès qui doivent encore être accomplis par les femmes.Les deux groupes exhortent Québec à prendre comme point de départ « la reconnaissance explicite de l'asymétrie qui préside encore aujourd'hui à l'organisation des rapports sociaux de sexe ». Une centaine d'organismes ont déposé un mémoire à la commission, à la suite de la publication du document Vers un nouveau contrat social, produit par le Conseil du statut de la femme, à la demande de la ministre Courchesne.

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