
| Bernard Landry conclut sa tournée en Grande-Bretagne Mise à jour le mardi 22 octobre 2002, 10 h 54 . . Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, a conclu sa brève visite à Londres par des attaques contre le gouvernement canadien. Il a affirmé que le Québec entend jouer un rôle accru sur le plan international malgré les objections du premier ministre Chrétien. Selon M. Landry, le Québec a plus que jamais besoin de se faire connaître dans le monde, il voudrait étendre le réseau de ses délégations, mais il ne peut le faire, faute de moyens financiers.
Le premier ministre a par ailleurs profité de son passage dans la capitale britannique pour remettre la médaille de l'Ordre du Québec à Michael Morris, qui produit les oeuvres de Robert Lepage et de plusieurs autres artistes québécois en Grande-Bretagne depuis 20 ans.
Le premier ministre se fait rassurant
Au cours de son séjour à Londres, M. Landry a tenu à rassurer les marchés financiers britanniques, en affirmant que les investisseurs n'avaient rien à craindre des aspirations du Québec à l'indépendance. M. Landry a fait cette déclaration alors qu'il soulignait le 40e anniversaire de l'ouverture du bureau commercial du Québec dans la capitale britannique.
 . | | Bernard Landry durant son allocution à Londres . | M. Landry voulait en quelque sorte calmer le jeu, à la suite d'une déclaration controversée du premier ministre travailliste du Parlement écossais, Jack McConnell, il y a deux semaines. M. McConnell a laissé entendre que le débat sur l'accession à l'indépendance avait été nuisible pour l'économie québécoise. M. Landry a rétorqué que la question constitutionnelle canadienne n'avait pas eu d'impact négatif sur l'économie du Québec, en soulignant le fait que la croissance économique sans précédent enregistrée au Québec était survenue dans une période marquée par le débat sur l'indépendance.
Le premier ministre Landry a insisté sur la bonne santé de l'économie du Québec, en rappelant que les échanges commerciaux avec la Grande-Bretagne s'étaient accrus de 140 % entre 1995 et 2000. Il a conclu en disant que les Québécois décideraient eux-mêmes de leur avenir politique, et que cette décision serait prise de façon démocratique, «seul moyen de bâtir quelque chose de sérieux et de durable», a-t-il déclaré.
Espionnage du PQ
Par ailleurs, Bernard Landry s'étonne que le Canada anglais ne soit pas scandalisé par le fait que l'ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau ait demandé à la GRC d'espionner le Parti québécois après son arrivée au pouvoir, en 1976. Bernard Landry a commenté le nouveau livre de l'historien Steve Hewitt à Londres, après la cérémonie du 40e anniversaire de la délégation du Québec dans cette ville. Dans son livre, l'historien affirme que Pierre Trudeau aurait voulu étendre davantage l'espionnage du PQ, mais que le corps policier et le solliciteur général avaient résisté à ses pressions. Le premier ministre Landry a rappelé le vol par la GRC de la liste des membres de son parti en 1973, en soulignant qu'un événement semblable aux États-Unis avait conduit à la démission du président Richard Nixon.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. |


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