| Mise à jour le mercredi 24 janvier 2001, 20 h 48 HNE.
 |  |  |  | | | Le chiffon rouge provoque de vives réactions

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 |  |  |  |  | | |  Le vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry, a présenté des excuses au sujet des propos qu'il a tenus la veille et qui ont soulevé la controverse. |
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 Bernard Landry en point de presse, mercredi.
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| Devant le tollé provoqué par ces propos, dans la presse anglophone notamment, M. Landry a précisé mercredi matin qu'il voulait dire «agiter le chiffon rouge» pour parler de la provocation d'Ottawa, et non s'attaquer au drapeau canadien. «Je regrette que des gens soient choqués, a dit le ministre des Finances. Certaines gens sont choquées, surtout au Canada anglais, j'ai vu les manchettes. Si par cette imprécision j'ai pu choquer des gens, je m'en excuse. Mais j'étais dans une bonne foi absolue et je pensais plutôt (...aux chiffons rouges que les matadors agitent devant les taureaux pour les provoquer). Le mot français, si j'avais voulu être insultant, vous savez, ce n'est pas chiffon, c'est torchon. Et jamais je n'ai pensé ça, j'ai le plus grand respect pour le drapeau du Canada, comme celui de toutes les nations respectables, d'ailleurs», a poursuivi M. Landry.
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 Pierre Pettigrew
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|  Les propos de Bernard Landry sur le chiffon rouge ont été très mal reçus à Ottawa. Le gouvernement fédéral les considère comme «une insulte». «Les contribuables québécois vont avoir à payer 18 millions de plus pour l'Aquarium parce que M. Landry commence son ère en traitant le drapeau canadien de chiffon rouge, a commenté le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew. Ce genre de respect-là n'est pas de très bon augure», a conclu le ministre Pettigrew.
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