Sommet sur l’enseignement supérieur

Léo Bureau-Blouin dit avoir été insulté et menacé

Léo Bureau-Blouin, député de Laval-des-Rapides Léo Bureau-Blouin, député de Laval-des-Rapides  Photo :  PC/Rogerio Barbosa

Léo Bureau-Blouin, l'ancien chef de file du mouvement étudiant devenu député péquiste, essuie le feu des critiques alors que les droits de scolarité seront soumis à une indexation de 3 %.

Le jeune député, élu sous la bannière du Parti québécois, dit avoir reçu des menaces et des attaques sur la page Facebook qu'il utilise pour publiciser les rencontres mensuelles avec ses électeurs.

Certains internautes l'ont ainsi traité de « ringard » et de « traître ». Un autre a réclamé sa démission.

Le bureau de circonscription de M. Bureau-Blouin a été la cible de manifestants, plus tôt cette semaine, et de la peinture rouge a été lancée contre la façade durant la nuit.

La première ministre Pauline Marois a annoncé mardi, à la fin du Sommet sur l'enseignement supérieur, que le gouvernement rejetait les appels au gel des droits de scolarité, choisissant plutôt d'imposer une indexation liée à l'augmentation du coût de la vie.

Le tout représenterait environ 70 $ par année.

Des heurts entre manifestants en colère et policiers ont clôturé la deuxième journée du sommet.

Plusieurs s'en sont pris à la page Facebook de M. Bureau-Blouin, critiquant l'homme qui était autrefois l'un des visages les plus reconnaissables de leur mouvement.

L'un des porte-parole de l'ASSE, Jérémie Bédard-Wien, a annoncé que les membres du groupe étudiant prévoyaient d'assister aux réunions mensuelles.

D'autres messages félicitaient plutôt M. Bureau-Blouin pour avoir tenu ses promesses.

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