Québec solidaire réclame des états généraux sur la justice fiscale

Françoise David et Amir Khadir. Françoise David et Amir Khadir.  Photo :  PC/Clement Allard

Françoise David et Amir Khadir ont l'intention de demander dans les prochains jours aux ministres péquistes, en commission parlementaire, des réponses concernant l'avenir des services publics.

Les députés de Québec solidaire veulent que le gouvernement tienne des États généraux pour savoir comment les compressions annoncées par le gouvernement toucheront la population.

« Quels effets auront les compressions de 13 millions pour le transport adapté, les 145 millions en enseignement supérieur, les 30 millions en recherche, les 120 millions à l'emploi et à la solidarité sociale? », demande Françoise David.

La co-porte-parole du parti affirme que les gouvernements des dernières décennies ont pris des décisions qui ont déplacé le fardeau fiscal vers les individus, faisant en sorte que les entreprises contribuent de moins en moins à l'assiette fiscale.

« Il est plus que temps de remettre tout ça sur la table et de revoir de fond en comble notre fiscalité, le système de redevances et notre politique de subventions au secteur privé. » — Françoise David

Duchesne a tort, soutient QS

Québec solidaire écorche par ailleurs le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, considérant que le ministre a tort d'affirmer qu'il n'est pas possible de réformer la fiscalité pour se donner les moyens de la gratuité scolaire tant que le Québec ne sera pas souverain. Mercredi, le ministre a déclaré à l'intention de ceux qui disent qu'il faut notamment s'attaquer aux paradis fiscaux pour augmenter les revenus de l'État et financer les universités que pour faire cela, il fallait faire l'indépendance.

Mais le ministre fait fausse route selon les solidaires, eux aussi souverainistes. « La taxe sur le capital des banques, c'est le gouvernement du Québec qui l'a abolie et c'est lui qui peut la rétablir! C'est le gouvernement du PQ qui a abandonné son projet d'imposer plus les dividendes et gains en capitaux », argue Amir Khadir.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot, a joint sa voix à celle de Québec solidaire, jeudi, dans un communiqué, pour réclamer elle aussi la tenue d'un grand débat public sur la fiscalité au Québec.

La présidente de la CSQ estime que ce débat est urgent, à l'heure où le gouvernement souhaite « à tout prix » l'atteinte de l'équilibre budgétaire. Mme Chabot fait partie de ceux qui estiment que les services publics qui subissent des pressions fiscales pourraient être soulagés « notamment en luttant contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux ».