Les priorités à Québec pour la rentrée : économie et lutte contre la corruption

Le député Nicolas Girard est à la droite de la première ministre Pauline Marois à l'ouverture du caucus du PQ. La première ministre Pauline Marois, entourée de ministres et députés du Parti québécois

Le gouvernement du Québec souhaite faire de l'économie et de la lutte contre la corruption ses grandes priorités dès la rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale, le 12 février prochain. C'est ce qui ressort de la première journée de caucus des députés du Parti québécois, qui sont réunis jusqu'à vendredi à L'Estérel, dans les Laurentides.

Le caucus se déroule en accéléré, puisqu'il devra être écourté en raison d'une rencontre prévue le même jour à Québec entre la première ministre Pauline Marois et le premier ministre du Canada, Stephen Harper.

Le gouvernement Marois estime qu'il doit, pour l'instant, manoeuvrer dans un contexte financier complexe. Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, affirme que l'année en cours sera la plus difficile, afin de parvenir à l'équilibre budgétaire.

« Tout le monde, tous les ministères, tous les organismes, tous les fonds spéciaux, les universités aussi, tout le monde doit faire un effort, parce qu'on ne passera pas au travers. On n'arrivera pas à l'équilibre budgétaire autrement », a déclaré le ministre Marceau.

Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, estime de son côté que la distribution des compressions, dans le financement des universités, dans le financement de la recherche ou encore dans les programmes de mécénat, permet au gouvernement de gérer de façon responsable et de contrôler ses dépenses.

Devant la grogne que suscitent les compressions, le gouvernement se tient sur la défensive. Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, tente par exemple de défendre les compressions de 13 % dans le budget du fonds de recherche en santé.

« Cela a un impact à long terme sur la santé des gens, à court terme évidemment on n'utilise pas des fonds de recherche pour donner des soins aux patients, je tiens à vous rassurer là-dessus », a déclaré le ministre Hébert, jeudi.

Le ministre rappelle par ailleurs qu'il s'agit d'un dossier relevant de son collègue Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.

La lutte contre la corruption

Autre priorité : le gouvernement est en train de revoir le mode d'attribution des contrats non seulement en infrastructure et en informatique, mais dans tous les secteurs.

La remise en cause de la règle du plus bas soumissionnaire serait aussi examinée.

Le président du Conseil du Trésor a confirmé qu'un examen global est en cours dans son ministère pour revoir toutes les règles en matière d'adjudication des contrats du gouvernement.

Le gouvernement recueille en ce moment des renseignements sur les meilleures pratiques en Ontario, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

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