La CAQ pose 10 questions au ministre Duchesne

Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie

La Coalition avenir Québec pose une série de 10 questions au ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, à la veille des rencontres préparatoires au Sommet sur l'enseignement supérieur portant sur la contribution des établissements et de la recherche au développement de la province, qui auront lieu jeudi à Rimouski.

La CAQ lance ces interrogations comme un défi à Pierre Duchesne, qui avait demandé mardi au deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale des explications sur ses propositions de modulation des droits de scolarité en fonction des programmes. « Il y a quelques mois, Pierre Duchesne prétendait vouloir "tout mettre sur la table" lors de son sommet, mais sa réponse d'hier confirme ce que tout le monde sait depuis longtemps : la porte est fermée d'avance à toute proposition qui ne se situe pas entre la gratuité et l'indexation », affirme le chef caquiste François Legault, dans un communiqué.

La CAQ demande notamment au ministre Duchesne s'il considère que l'Université de Montréal et l'Université Laval sont en concurrence avec les universités de Toronto et de Calgary, et s'il croit que l'UdeM, par exemple, devrait bénéficier de ressources comparables à l'institution torontoise.

« Si Pierre Duchesne considère que l'Université de Montréal devrait avoir des ressources comparables à l'Université de Toronto, où propose-t-il de les trouver, alors même qu'il annonce des coupures dans le réseau universitaire? » s'interroge encore la formation de François Legault.

La CAQ rappelle à Pierre Duchesne que « le Québec est une des provinces où l'investissement public par étudiant est le plus élevé au Canada », alors que la province est également « la plus endettée, et avec le fardeau fiscal le plus lourd en Amérique du Nord ».

La Coalition rappelle aussi que « les étudiants québécois paient les plus faibles droits de scolarité au pays ».

La CAQ conclut avec cette interrogation : « Pierre Duchesne suggère par ailleurs que la modulation créerait "des divisions internes" et pourrait "déstructurer le système d'enseignement supérieur". Considère-t-il que les réseaux universitaires du reste du Canada et de l'Amérique du Nord, qui modulent les droits de scolarité selon les programmes, sont aux prises avec des "divisions internes", des problèmes de "déstructuration"? »

La CAQ dit espérer que le ministre Duchesne « aura le courage » de répondre à ces questions, dans le cadre du Sommet sur l'enseignement supérieur.