La crise malienne

Mali : Ottawa songe à envoyer un 2e avion

CC-17 en Afghanistan

Le gouvernement du Canada considère la possibilité d'envoyer un deuxième avion pour appuyer la mission militaire au Mali, mais le premier ministre Stephen Harper tente de dégager un consensus pancanadien avant de s'engager dans cette voie, selon le réseau CBC.

Le gouvernement conservateur discute avec les partis d'opposition afin de trouver une façon de soutenir la mission française qui satisferait tous les partis. Le Canada a déjà envoyé un avion de transport CC-177, pour une semaine. Le gouvernement étudie la possibilité de prolonger l'engagement de cet appareil en plus de la possibilité d'en envoyer un deuxième. Ce nouvel appareil serait un avion de transport Hercules C-130.

La mission pourrait être prolongée de plusieurs mois, mais l'engagement canadien se limiterait à un soutien logistique. Le premier ministre Harper écarte toute intervention directe des militaires canadiens en sol malien.

L'avion mis à la disposition de l'armée française sert uniquement au transport des troupes et de l'équipement entre la France et le Mali. Il n'est pas utilisé en zone de combat. Il en serait de même pour le deuxième appareil.

Le commandement de l'armée française tente de déployer le plus de troupes et de matériel possible au Mali et de les acheminer en zone de combats. C'est dans cette optique que le Canada pourrait intervenir, dans le but d'aider les Français à atteindre cet objectif. Les forces canadiennes qui seraient ainsi déployées au Mali se retrouveraient sous le commandement des troupes françaises, qui a pris la tête de la coalition dans ce pays d'Afrique.

L'armée française a décidé d'intervenir pour libérer le Mali des milices islamistes qui ont pris le contrôle du nord du pays. La prise de Konna, le 10 janvier dernier, a entraîné l'intervention militaire française. La France craignait que la perte de Konna, verrou stratégique entre le nord et le sud du Mali, permette aux combattants islamistes de menacer la capitale Bamako. La France craignait ainsi l'effondrement du pays.

La France a déployé 2150 soldats dans le cadre de l'opération Serval au Mali. La force d'intervention française pourrait déployer jusqu'à 3000 soldats. De son côté, la force d'intervention africaine (Misma), fixée à 3300 hommes par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, pourrait quant à elle doubler.