Pauline Marois en mission à l'étranger

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
La première ministre du Québec, Pauline Marois

La première ministre Pauline Marois amorce un voyage en Europe où l'économie et la place du Québec dans le monde domineront ses rencontres.

En conférence de presse, Pauline Marois a expliqué qu'elle quitte le Québec mardi soir pour la Suisse où elle participera au Forum économique de Davos avant de se rendre au Royaume-Uni.

Les journalistes ont profité de ce point de presse pour poser des questions sur plusieurs autres sujets comme la commission Charbonneau, la démission du maire Gérald Tremblay et l'enseignement supérieur. Elle a d'ailleurs refusé de confirmer un réinvestissement de 1,7 milliard dans les universités québécoises.

En Suisse, Pauline Marois rencontrera une quinzaine de chefs de grandes entreprises sur les avantages d'investir au Québec, dans l'énergie verte, l'alimentation et les ressources naturelles. Elle participera aussi à une table ronde sur l'investissement minier responsable.

À Londres, elle fera un discours devant la Chambre de commerce « pour faire valoir notre situation économique et promouvoir l'avantage d'investir au Québec », a-t-elle dit en rappelant que le Royaume-Uni est le premier partenaire économique du Québec en Europe.

Au chef de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier, qui dénonçait le fait que la première ministre ferait la promotion de la souveraineté avec le premier ministre indépendantiste d'Écosse, Alex Salmond, Pauline Marois a répondu qu'elle veut des relations plus suivies avec l'Écosse comme avec la Bavière.

« Je veux établir de bonnes relations avec tous les États du monde. Les Écossais ont beaucoup observé le Québec et M. Salmond aura sans doute plusieurs questions à me poser. »

Elle a ajouté que « c'est un échange entre personnes politiques qui ont des points de vue qui se rapprochent sur certains sujets, dont celui d'avoir plus de pouvoirs et sur les moyens obtenus pour avoir plus de pouvoirs ou devenir indépendant ».

L'Écosse prévoit tenir un référendum sur son indépendance en 2014.

Mme Marois rencontrera la directrice du Festival d'Édimbourg auquel participent traditionnellement plusieurs artistes québécois.

Financement des universités

Aux questions posées par les journalistes sur l'avenir de l'enseignement supérieur, la première ministre a précisé qu'il y aura un refinancement des universités et une nouvelle grille de financement, mais en tenant compte de la conjoncture économique.

Elle a donc refusé de garantir le réinvestissement prévu de 1,7 milliard de dollars dans le budget des universités au cours des prochaines années. L'importance du réinvestissement dépendra de la croissance de l'économie et de la croissance des revenus dans les coffres de l'État, a-t-elle dit.

Plus tôt mardi, Jean-Marc Fournier avait critiqué l'« incertitude » entretenue par le gouvernement concernant l'avenir du financement universitaire.

Commission Charbonneau

Pauline Marois a rejeté toute responsabilité concernant la démission du maire de Montréal, Gérald Tremblay, le 5 novembre dernier. Elle a du même coup réitéré sa confiance envers la commission Charbonneau, malgré les témoignages contradictoires de l'ex-organisateur politique Martin Dumont.