Justin Trudeau, nouveau chef du PLC

Des candidates du PLC critiquent les listes de sympathisants gardées secrètes

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Joyce Murray, candidate à la direction du Parti libéral du Canada Joyce Murray  Photo :  joycemurray.liberal.ca

À deux jours du premier débat de la course à la direction du Parti libéral du Canada, deux candidates s'opposent à la décision du parti de permettre aux différents aspirants-chefs de ne pas divulguer la liste de sympathisants qui se sont inscrits sur leur site.

La députée de Vancouver, Joyce Murray, et l'avocate torontoise Deborah Coyne veulent que soient rendues accessibles à tous les candidats les informations contenues sur les listes de « sympathisants » - cette nouvelle catégorie de personnes qui auront un droit de vote pour élire le prochain chef du Parti libéral, le 14 avril prochain.

La catégorie des sympathisants a été créée lors du congrès du PLC, il y a un an, pour élargir la base du parti en permettant à toute personne voulant affirmer son appui au Parti libéral du Canada d'avoir son mot à dire dans la sélection du nouveau chef. Auparavant, seuls les détenteurs de cartes de membre du parti pouvaient participer à l'élection.

Les noms et numéros de téléphone de ces sympathisants qui s'inscrivent par l'entremise des sites web des candidats pourront demeurer secrets jusqu'au 3 mars, date limite pour devenir membre ou sympathisant. Ainsi, un peu plus d'un mois avant l'élection du 14 avril, les listes de sympathisants seront transmises à tous les candidats.

Deborah Coyne, candidate à la direction du Parti libéral du Canada Deborah Coyne  Photo :  deborahcoyne.ca

Mme Murray et Mme Coyne qu'il ne devrait pas être permis de garder les noms des sympathisants secrets pendant une longue période de la course, puisque seulement les candidats auprès de qui les sympathisants se sont inscrits peuvent les contacter.

Or, une personne qui s'inscrit sur le site d'un candidat peut simplement vouloir devenir sympathisant sans avoir à choisir immédiatement son candidat préféré, plaide l'équipe de Joyce Murray.

De plus, le fait de garder les identités des sympathisants uniquement accessibles au candidat qui a recueilli leur inscription risque d'avantager les candidats en avance dans la course, comme Justin Trudeau ou Marc Garneau, puisque c'est eux, étant plus connus, qui ont la plus grande facilité à recueillir les inscriptions.

Le jour du vote, environ 100 000 personnes pourront élire le prochain chef libéral. Près de la moitié d'entre eux seront des sympathisants, tandis que l'autre moitié sera composée de membres en règle du PLC.

Premier débat, premier défi : se faire connaître

Le premier débat de la course à la direction du PLC aura lieu dimanche à Vancouver.

L'ensemble de l'exercice sera bilingue. C'est-à-dire que les candidats choisiront la langue dans laquelle ils veulent s'exprimer pendant le débat.

Pour la majorité des neuf candidats, l'objectif sera de se faire remarquer, puisque plusieurs d'entre eux sont inconnus du grand public, comme Deborah Coyne, David Bertschi, Karen McCrimmon et George Takach.

En ce moment, seuls Justin Trudeau, Marc Garneau et Joyce Murray peuvent profiter de la visibilité qu'offre le fait d'avoir un siège au Parlement.

Pour leur part, comme ils ont eux aussi déjà siéger, l'ex-ministre Martin Cauchon et l'ex-députée Martha Hall-Finlay sont aussi relativement connus. Mais même dans leur cas, leurs plateformes, elles, sont peu connues.

Le défi est de taille puisque comme les candidats se présentent en si grands nombres, ils auront peu de temps chacun pour présenter leurs idées sur les différents thèmes du débat.

Les thèmes abordés dimanche devraient refléter les sujets propres à la région où se déroule le débat. Ainsi, il devrait être question d'environnement, de sables bitumineux, du projet de pipeline Northern Gateway, du développement de l'économie autochtone et du commerce avec la zone Asie-Pacifique.

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