Duchesne ouvert à débattre du sous-financement des universités

Le ministre de l'Enseignement supérieur du Québec, Pierre Duchesne Le ministre de l'Enseignement supérieur du Québec, Pierre Duchesne

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, dit recevoir favorablement tout rapport qui permet de stimuler la discussion sur l'avenir des universités, y compris  le rapport que vient de dévoiler la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), qui fait état d'un sous-financement de 850 millions de dollars.

De passage à Montréal, mardi, pour participer au lancement des rendez-vous culturels du milieu collégial, dont Cégeps en spectacle, le ministre Duchesne s'est dit ouvert à discuter de ce rapport avec la CREPUQ. Et il entend bien poser des questions sur les chiffres dévoilés.

Dans son rapport publié mardi, la CREPUQ fait état d'un « écart défavorable » de 850 millions de dollars pour l'année scolaire 2009-2010 lorsqu'elle compare le financement du fonctionnement des universités québécoises au financement des universités des autres provinces. Cette somme représente 24 % du budget de fonctionnement des universités ou un écart de 4000 $ par étudiant à temps complet, soutient la CREPUQ.

« Que la CREPUQ amène une nouvelle étude, mise à jour, on reçoit bien ça, affirme le ministre Duchesne. Maintenant, il y a un débat qui s'engage autour des études. Et on va voir, on va en faire l'analyse, on va voir comment ils en arrivent à ce chiffre-là, parce que vous conviendrez que lorsqu'on en arrive à un chiffre semblable, il y a des conséquences. »

Alors que le sommet sur l'enseignement supérieur doit se tenir prochainement, et que l'on en est à l'étape des rencontres de préparation, le ministre a lancé une invitation générale à y participer, dans le respect de tous et de tous les points de vue. Il a par ailleurs déploré le fait que l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) envisage de boycotter le sommet, ajoutant qu'il est préférable de débattre, plutôt que de pratiquer la politique de la chaise vide.

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