Mur budgétaire : Flaherty est satisfait, mais dit qu'il y a d'autres écueils

Le ministre des Finances Jim Flaherty à la sortie de la Chambre des communes à Ottawa le 3 décembre 2012. Le ministre des Finances Jim Flaherty à la sortie de la Chambre des communes à Ottawa le 3 décembre 2012.  Photo :  PC/Adrian Wyld

L'économie américaine demeure confrontée à d'importants risques malgré un accord de dernière minute, mardi soir, pour éviter des hausses d'impôts aux contribuables de la classe moyenne et aux pauvres, selon le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty.

Bien que M. Flaherty dise être content de constater qu'une entente a été conclue pour éviter le « mur budgétaire », il soutient que les États-Unis ne sont pas encore au bout de leurs peines.

Dans une déclaration transmise mercredi par voie de communiqué, le ministre mentionne que le Canada accueille favorablement l'entente conclue entre le président et le Congrès, qui protège l'économie américaine à court terme.

M. Flaherty estime cependant que plusieurs risques importants menacent toujours la relance économique des États-Unis. Le ministre espère d'ailleurs que les leaders américains continueront de travailler ensemble pour placer leur pays sur une voie économiquement viable.

Le Congrès a été vivement divisé sur la question de cette entente fiscale pendant des mois. La Chambre des représentants, à majorité républicaine, a malgré tout voté en faveur d'un projet de loi adopté par le Sénat démocrate, permettant d'éviter la crise.

Des économistes avaient lancé une mise en garde contre le fait que si une entente n'avait pas été conclue, les hausses d'impôts pour la majorité des Américains auraient pu faire replonger le pays en récession.

Le projet de loi adopté tard mardi soir comprend une hausse d'impôts pour les Américains gagnant plus de 400 000 $US par année, et pour les couples dont le revenu dépasse 450 000 $US, tout en préservant les baisses d'impôts qui devaient arriver à terme en 2013.

Alors qu'une crise politique est désormais derrière eux, les législateurs américains devront cependant s'attaquer à d'autres dossiers, au cours des prochains mois, sur les questions des compressions budgétaires et de l'augmentation de la limite d'emprunt du pays.

 

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