Projet de loi sur les transgenres : les conservateurs divisés

La conservatrice Shelly Glover à la Chambre des communes en octobre 2011. La conservatrice Shelly Glover à la Chambre des communes en octobre 2011.  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Les conservateurs de Stephen Harper se sont positionnés comme étant de grands défenseurs des droits des homosexuels sur la scène internationale, mais les troupes du premier ministre sont plutôt divisées à propos d'un projet de loi qui vise la reconnaissance de certains de ces droits au Canada.

Les députés étudient actuellement un projet de loi privé qui rendrait illégales la discrimination envers les Canadiens transgenres et la propagation de la haine basée sur l'identité ou l'expression sexuelles. Si tous les transgenres ne sont pas homosexuels, les causes qui les touchent sont souvent représentées par les membres de la communauté gaie et lesbienne.

Aux Communes, les conservateurs qui s'occupent du dossier sont divisés. Deux d'entre eux, la députée manitobaine Shelly Glover et la députée britanno-colombienne Kerry-Lynne Findlay, ont laissé entendre qu'elles voteraient en faveur du projet de loi si quelques amendements y étaient apportés.

Avec le soutien des députés néo-démocrates et libéraux, le projet de loi pourrait donc retourner aux Communes, où il ferait l'objet de deux autres importants votes.

Mme Glover, une ex-policière de la ville de Winnipeg, a livré un témoignage émouvant mardi quand elle a expliqué pourquoi elle appuie une protection particulière pour les transgenres.

Elle a rapporté des cas de brutalité extrême à l'endroit de certains membres de cette communauté et déclaré qu'il était important de tenir compte du fait que ce projet de loi donnerait un sentiment d'appartenance à davantage de Canadiens.

Elle a ajouté qu'elle s'opposait « de tout coeur » à l'idée qu'un projet de loi n'ait qu'une valeur symbolique et dit qu'elle souhaitait que les transgenres puissent se rendre en cour ou dans un commissariat en sachant que la question de l'identité sexuelle est incluse dans le Code criminel et dans la Loi canadienne sur les droits de la personne.

La Commission canadienne des droits de la personne a également indiqué au comité que la Loi canadienne sur les droits de la personne devrait être élargie afin qu'elle interdise la discrimination basée sur l'identité sexuelle.