Le ministre Breton devra se défendre en commission parlementaire

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Les députés du gouvernement péquiste saluent leur collègue Daniel Breton. (à droite) Les députés du gouvernement péquiste saluent leur collègue Daniel Breton. (à droite)

Le ministre québécois de l'Environnement Daniel Breton devra répondre d'allégations d'ingérence dans les affaires du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, le BAPE, un organisme indépendant du gouvernement.

Les députés libéraux et caquistes ont voté pour une motion demandant que la Commission des transports et de l'environnement « fasse la lumière » sur une visite du ministre Breton, le 24 octobre dernier, aux bureaux du BAPE.

La motion a donc été adoptée à 62 voix contre 47 et aucune abstention.

Elle prévoit en outre que la commission parlementaire entende d'autres témoins. Elle devrait présenter son rapport à l'Assemblée nationale avant le 7 décembre.

« Je souhaite qu'on puisse entendre toute personne qui va nous permettre de mettre la lumière sur les événements du 24 octobre », a dit en point de presse la députée libérale Yolande James, qui a piloté le dossier pour l'opposition.

Le porte-parole de la CAQ, François Bonnardel, juge que M. Breton a eu tort de se présenter au BAPE « avec ses gros sabots. » Le député de la deuxième opposition espère aussi voir les commissaires du BAPE défiler au Parlement et expliquer ce qui s'est passé le 24 octobre.

Daniel Breton répète pour sa part qu'il n'a rien à se reprocher. « En fait, je trouve que ce n'est pas vraiment une mauvaise nouvelle. Tu ne peux pas faire autrement que dormir en paix quand tu sais que tu dis la vérité. Ton âme est en paix, alors tu n'as aucun problème dans ce temps-là », a déclaré le ministre de l'Environnement après le vote.

Ses collègues du gouvernement l'ont salué d'une salve d'applaudissements jeudi à l'Assemblée nationale.

La semaine dernière, le Journal de Québec affirmait sur la foi de sources anonymes que le ministre Breton avait menacé d'appeler le président du BAPE s'il n'était pas satisfait de ses décisions en plus d'avoir demandé les numéros de téléphone cellulaire des commissaires.

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