Direction du PLC : Trudeau dit qu'il est trop tôt pour crier victoire

Justin Trudeau Justin Trudeau (archives)  Photo :  PC/Paul Chiasson

Justin Trudeau croit qu'il est trop tôt pour déclarer victoire dans la course à la direction du Parti libéral du Canada, malgré le fait qu'il soit perçu comme grand favori.

Le député fédéral montréalais a admis qu'il s'attend à une course difficile et entend parcourir le pays au cours des prochains mois pour recueillir des appuis.

« Les gens ne voteront pas pour de l'éclat, ils voteront pour la substance », a-t-il déclaré aux journalistes lors d'un conseil du PLC, samedi à Sorel-Tracy, le premier depuis le déclenchement de la course à la direction du Parti libéral, qui devrait durer cinq mois.

Il a ajouté qu'au cours des prochains mois, les candidats se confronteront et que chaque candidat devra démontrer qu'ils ont la force et la conviction pour gagner la confiance des Canadiens.

Même si la course officielle vient tout juste de commencer, M. Trudeau jouit d'un avantage clair. Il a annoncé sa candidature en grande pompe au début d'octobre et des sondages ont indiqué qu'il ferait monter en flèche les intentions de vote du Parti libéral.

Samedi, il était le seul candidat inscrit dans la course sur le site Internet du parti.

Trois autres libéraux moins connus qui planifient de se lancer dans la course ont aussi pris la parole samedi: René Roy, un agriculteur beauceron; l'avocat torontois George Takach et l'officier militaire à la retraite Karen McCrimmon.

Certains candidats ne parviendront vraisemblablement pas à dépasser la ligne d'arrivée. Le parti a imposé des frais de 75 000$ à chaque candidat qui se lance. Le montant est payable en trois versements, le premier à l'inscription à titre de candidat et le dernier à la mi-janvier.

Mme McCrimmon, qui s'est présentée sans succès à titre de candidate libérale lors des dernières élections, a indiqué qu'elle avait déjà levé assez de fonds pour le premier versement. Elle prévoir également voyager au travers du pays pour faire mousser sa candidature.

Samedi, elle récoltait les dernières signatures nécessaires pour se lancer dans la course.

En entrevue, elle a indiqué qu'elle se présentait afin que les Canadiens puissent voir toutes les facettes du Parti libéral.

D'autres candidats dans la course sont l'avocate et consultante torontoise Deborah Coyne, qui est la mère de la demi-soeur de Justin Trudeau, le procureur de la couronne vancouverois Alex Burton, l'avocat David Bertschi d'Ottawa, l'économiste ontarien Jonathan Mousley et David Merner, l'ancien président de l'aile de la Colombie-Britannique du PLC.

Le député montréalais et ancien astronaute Marc Garneau, attendu dans la course sous peu, n'était pas à la réunion. L'ancienne députée libérale Martha Hall Findlay, une candidate bien en vue qui avait tenté de devenir chef libérale en 2006, n'y était pas non plus.

Dans son discours, M. Trudeau a dit que les libéraux avaient beaucoup à faire pour regagner la confiance des Québécois et de tous les Canadiens.

Il a dit vouloir présenter une vision pour le Québec qui diffère de celle du Nouveau Parti démocratique.

« Lorsque des Québécois m'approchent, ils ne parlent pas de drapeaux ou d'étiquettes ou de la Constitution. Ils veulent de la politique qui va au-delà de la rivalité. Ils veulent que les gens aillent au-delà de ça. Que je puisse y parvenir me rend enthousiaste », a-t-il déclaré.

Le prochain chef libéral sera élu en avril.


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