La crise étudiante a coûté plus de 40 millions, selon Québec

Le ministre québécois de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne Le ministre québécois de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne (archives)

Le coût de la crise étudiante qui a secoué le Québec plus tôt cette année dépasse les 40 millions de dollars, a déclaré mercredi le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.

Et il ne s'agit que de calculs préliminaires, car les montants s'accumulent, a indiqué le ministre au sujet des évaluations des différentes institutions universitaires.

« Il faut s'assurer que, dans le décompte des montants, tout est lié à la crise, et ensuite de voir comment on va composer avec ça », a dit M. Duchesne, à l'entrée de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.

En franchissant le cap des 40 millions de dollars, la facture liée au conflit est aujourd'hui supérieure à ce que devait rapporter l'augmentation de la contribution étudiante décrétée par le précédent gouvernement et annulée par les péquistes.

« On peut vous dire que la crise, dont on a été légués [sic] par l'héritage des libéraux [sic], a coûté plus cher que la hausse des frais de scolarité qui était prévue », a expliqué le ministre de l'Enseignement supérieur.

Le Parti québécois au pouvoir a promis d'indemniser les universités pour l'annulation de la hausse des droits de scolarité.

Le PLQ dément toute responsabilité

Le porte-parole libéral en matière d'enseignement supérieur, Gerry Sklavounos, a nié toute responsabilité concernant les coûts de la crise étudiante, même si son parti était au pouvoir durant cette période.

« On ne peut pas être responsables des débordements qui ont eu lieu, le gouvernement a pris une décision par principe », a-t-il dit.

M. Sklavounos, député de la circonscription de Laurier-Dorion, a plutôt pointé en direction des péquistes qui ont arboré le symbole du mouvement de contestation et participé à des manifestations.

Selon le libéral, le gouvernement doit assumer la facture des coûts et indemniser les universités pour l'annulation de la hausse des droits de scolarité.

« M. Duchesne doit prendre une décision rapidement et essayer d'arrêter de blâmer l'ancien gouvernement, a-t-il dit. Ils étaient là, ils portaient le carré rouge, ils jouaient de la casserole. S'il y a quelqu'un qui a une part de responsabilité pour les débordements, c'est bien les péquistes. »