Pauline Marois présente ses ministres

Le Conseil des ministres du gouvernement Marois Le Conseil des ministres du gouvernement Marois  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Vingt-trois ministres entoureront Pauline Marois à la table du Conseil des ministres, à laquelle siégeront également le whip en chef et le président du caucus du Parti québécois.

Les ministres du Cabinet Marois :

Nicolas Marceau Nicolas Marceau

Finances et Économie : Nicolas Marceau (Rousseau)

M. Marceau est un économiste qui n'a aucune expérience dans le milieu politique. Il aura le défi d'équilibrer les finances publiques du Québec tout en amenant les investissements dans la province. Pauline Marois lui donne le mandat de « retrouver la justice fiscale et, dans la mesure de nos moyens, donner de l'oxygène aux familles de la classe moyenne ». Elle le mandate aussi de proposer une révision du mandat de la Caisse de dépôt et placement.

Réjean Hébert Réjean Hébert

Santé : Réjean Hébert (Saint-François)

Sans surprise, le Dr Réjean Hébert a été nommé ministre de la Santé, des Services sociaux et des Aînés. Ses trois dossiers prioritaires seront les médecins de famille, les soins à domicile pour les personnes âgées et la promotion de saines habitudes de vie, a-t-il signalé.




Pierre Duchesne Pierre Duchesne

Enseignement supérieur : Pierre Duchesne (Borduas)

Le ministère de l'Éducation a été scindé en deux par Pauline Marois. Pierre Duchesne, à titre de ministre de l'Enseignement supérieur, sera responsable du dossier du financement des universités. Il devra organiser un sommet sur l'enseignement supérieur et s'occuper de l'annulation de la loi 12 (projet de loi 78).



La ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport sera par ailleurs l'ancienne professeure Marie Malavoy (Taillon). Elle sera responsable des niveaux primaire et secondaire.

Martine Ouellet Martine Ouellet

Ressources naturelles : Martine Ouellet (Vachon)

Mme Ouellet sera responsable de gérer le dossier des redevances minières que le PQ entend calculer différemment en taxant le volume de minerai extrait du sol plutôt qu'en taxant les profits des entreprises. Elle devra aussi voir à la réduction des importations de pétrole « pour les remplacer par de l'énergie québécoise », a indiqué Pauline Marois. Elle devra aussi soutenir la relance du secteur de la forêt et redéfinir la politique énergétique du Québec.

Sylvain Gaudreault Sylvain Gaudreault

Transports et Affaires municipales : Sylvain Gaudreault (Jonquière)

Le ministère des Transports et celui des Affaires municipales reviendront tous deux à Sylvain Gaudreault, qui considère sa nomination comme « une marque de confiance extrêmement importante de la part de Mme Marois », alors que ses deux ministères sont liés aux travaux de la commission Charbonneau.

M. Gaudreault ne se montre pas inquiet de l'ampleur de la tâche qui l'attend, et voit plutôt la fusion des deux fonctions comme une orientation cohérente.

Bernard Drainville Bernard Drainville

Institutions démocratiques : Bernard Drainville (Marie-Victorin)

M. Drainville sera responsable de la réforme électorale et du dossier des élections à date fixe. Il devra également fournir des suggestions concrètes pour assainir le financement des partis politiques québécois.





Les autres ministres sont:

- François Gendron (Abitibi-Ouest) : vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture

- Stéphane Bédard (Chicoutimi) : Conseil du Trésor

- Bertrand St-Arnaud (Chambly) : Justice

- Daniel Breton (Sainte-Marie-Saint-Jacques) : Environnement

- Jean-François Lisée (Rosemont) : Relations internationales

- Agnès Maltais (Taschereau) : Travail, Emploi et Condition féminine

- Diane De Courcy (Crémazie) : Immigration

- Stéphane Bergeron (Verchères) : Sécurité publique

- Nicole Léger (Pointe-aux-Trembles) : Famille

- Maka Kotto (Bourget) : Culture et Communications

Parmi les ministres délégués, Véronique Hivon sera ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse; Pascal Bérubé sera délégué au Tourisme; Élaine Zakaïb sera déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique; Alexandre Cloutier sera délégué aux Affaires intergouvernementales et à la gouvernance souverainiste; Gaétan Lelièvre sera délégué aux Régions et Élizabeth Larouche sera déléguée aux Affaires autochtones.

Yves-François Blanchet agira à titre de whip du gouvernement, tandis que Marjolain Dufour sera président du caucus.

De son côté, Léo Bureau-Blouin n'a pas été nommé ministre, mais il aura néanmoins l'oreille de Mme Marois en tant qu'adjoint parlementaire à la première ministre pour les dossiers touchant la jeunesse.

Tandis que l'ex-ministre des Finances Raymond Bachand s'inquiète de l'attitude de certains ministres du Cabinet Marois dans les dossiers économiques, différents partis politiques et groupes de la société civile font part de leur espoir quant au nouveau gouvernement. Voyez les réactions en cliquant ici.

Une équipe guidée par un désir de liberté

Pauline Marois a déclaré qu'en situation de gouvernement minoritaire, la mission de son équipe serait de « protéger chaque parcelle de souveraineté déjà entre nos mains et d'en acquérir de nouvelles », ajoutant que l'important, « pour notre peuple, c'est d'avancer ».

« Le peuple québécois s'est remis en marche, à son rythme. » — Pauline Marois

La visée fondamentale qui doit tous « nous guider, nous rassembler, nous dépasser, c'est celle de la liberté », a-t-elle indiqué.

Les quatre piliers de son gouvernement seront l'intégrité, la prospérité, l'identité et la solidarité, a-t-elle aussi déclaré.

Les nouveaux ministres ont par ailleurs déjà offert un avant-goût de la direction qu'ils allaient donner à leur ministère.

Pour Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales et responsable relations avec les anglophones, il est nécessaire « d'arrêter d'opposer la sécurité linguistique des francophones et la sécurité linguistique des anglophones et des Premières Nations ».

Le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a pour sa part déclaré que le conflit étudiant se réglera par des discussions avec les étudiants, les recteurs et le milieu de l'enseignement. « Il faut rencontrer tous les acteurs. Il faut engager un dialogue profond, sérieux, dénudé de toutes approches qui pourraient ressembler à des préjugés et où il faut ouvrir la discussion complètement », a-t-il dit.

« Je pense qu'il est temps que les verts soient au pouvoir », a quant à lui affirmé l'écologiste Daniel Breton, nouveau ministre du Développement durable et de l'Environnement. « On est rendus au XXIe siècle », a-t-il aussi dit, en se félicitant que d'autres environnementalistes avaient accédé au Conseil des ministres, comme Scott McKay, Martine Ouellet et Sylvain Gaudreault.

Quant au nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau, il assure que l'équilibre budgétaire sera atteint en 2013-2014, comme l'avait prévu le gouvernement précédent. « C'est un engagement ferme, nous ne dévierons pas de cet objectif, c'est fondamental », a-t-il déclaré.

Des nominations attendues

Certaines nominations ne sont des surprises pour personne. C'est le cas de celle de Réjean Hébert, médecin de profession et reconnu dans le milieu médical pour ses travaux sur le vieillissement, au poste de ministre de la Santé.

Le choix de Nicolas Marceau comme ministre des Finances et de l'Économie était également attendu. Professeur d'économie, le député de Rousseau était porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances depuis août 2010.

D'autres ministres faisaient partie de la liste des candidats incontournables, dont François Gendron, Bertrand St-Arnaud, Stéphane Bédard, Yves-François Blanchet, Nicole Léger, Marie Malavoy et Agnès Maltais.

Le Conseil des ministres de Pauline Marois compte quatre femmes ayant déjà occupé cette fonction : Pauline Marois elle-même, Marie Malavoy, Agnès Maltais et Nicole Léger. Cette dernière retrouve d'ailleurs le ministère de la Famille, dont elle a déjà été la titulaire. Le seul homme ayant déjà été ministre est le doyen de l'Assemblée nationale, François Gendron.

Avec 15 hommes et 8 femmes en excluant Pauline Marois, le Cabinet péquiste ne sera pas paritaire, contrairement à celui formé en 2008 par Jean Charest.

Le 4 septembre dernier, le Parti québécois a remporté 54 des 125 sièges à l'Assemblée nationale. Le Parti libéral du Québec en a remporté 50, la Coalition avenir Québec 19, et Québec solidaire 2.

Jean Charest s'en va

Jean Charest a remis sa lettre de démission mercredi au lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, comme l'exige la procédure.

Le premier ministre sortant occupait ses fonctions jusqu'à l'assermentation de sa successeure.

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