Jean-Marc Fournier, chef par intérim du PLQ
Photo : PC/Clement Allard
Le caucus libéral a désigné mercredi Jean-Marc Fournier pour assurer l'intérim à la tête du parti et diriger l'opposition officielle.
Jean Charest a précisé lors de l'annonce que le caucus a désigné M. Fournier à l'unanimité.
Le chef intérimaire devient également le chef de l'opposition officielle par intérim.
La veille, l'exécutif du parti avait recommandé sa nomination à ce poste.
Dans son allocution, M. Fournier a rendu hommage à son prédécesseur. Il a tenu à dire combien lui et ses collègues ont été « honorés et chanceux de pouvoir compter sur lui comme premier ministre du Québec depuis 2003 ».
« Ceux qui regardent 2003 et qui regardent aujourd'hui peuvent s'apercevoir que le Québec, au plan social, au plan économique, a progressé », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il a assuré que le PLQ allait se mettre au travail immédiatement pour « regagner la confiance des Québécois ».
« Nous sommes convaincus que c'est le progrès économique qui assure le progrès social », a insisté M. Fournier.
Il a toutefois indiqué que son parti allait collaborer pour « la création d'emplois et la croissance économique. »
« Toute mesure qui divisera les Québécois, toute mesure qui s'inscrira dans une démarche visant à favoriser la séparation du Québec sera combattue vigoureusement », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne la course à la chefferie, M. Fournier a indiqué que l'exécutif du parti se réunir la semaine prochaine pour proposer les règles régissant la course que le Conseil général discutera probablement en octobre.
Plusieurs candidats potentiels
Plutôt avant midi, à l'entrée du caucus, les probables successeurs de Jean Charest ont été assaillis par les journalistes afin de soutirer une quelconque annonce.
Pierre Moreau
Pierre Moreau, le ministre sortant des Transports s'est dit en « réflexion ».
Sébastien Bovet, notre chef de bureau à Québec, a rapporté toutefois que M. Moreau s'active dans les coulisses pour sonder les appuis au sein du parti.
Parmi les candidats potentiels à la succession de Jean Charest figurait Sam Hamad, ministre du Développement économique, qui a annoncé mercredi qu'il ne sera pas dans la course. Il a déclaré qu'après réflexion avec sa famille, il a décidé de « passer son tour » pour cette fois-ci.
Pour le député de Mont-Royal, Pierre Arcand, la priorité du caucus pour le moment est de désigner « le meilleur » pour diriger le parti.
Raymond Bachand
M. Arcand ne s'est pas prononcé sur son éventuelle candidature.
Raymond Bachand, le député d'Outremont et ministre des Finances, a indiqué que sa décision n'est pas prise, mais qu'il est intéressé. « C'est une décision pour moi, c'est une décision pour le parti, c'est une décision pour le Québec », a-t-il déclaré. Il a précisé que pour prendre cette décision, l'appui des collègues était nécessaire.
Par ailleurs, il a indiqué que le PLQ doit se donner un nouveau chef avant le prochain budget pour bloquer les politiques « désastreuses » du gouvernement péquiste.
Selon lui, le gouvernement de Mme Marois se sentira autorisé « à faire n'importe quoi » s'il n'a pas devant lui un chef libéral prêt à lui donner la réplique.
De son côté, Marguerite Blais, la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et ministre responsable des Aînés, a estimé que le plus important pour le caucus est la tenue d'un débat.
« Je pense que ça serait très sain qu'il y ait un débat à l'intérieur du Parti libéral du Québec », a-t-elle souhaité, précisant qu'un débat est « le contraire d'un couronnement ».
Robert Dutil, ministre sortant de la Sécurité publique, a indiqué qu'il est « nécessaire qu'il y ait une course, qu'il y ait plusieurs candidats et qu'on brasse nos idées pour qu'on fasse un choix éclairé. », a-t-il déclaré.
Pour sa part, M. Charest a indiqué qu'il prendrait des vacances avec son épouse pour le moment.
Pas de référendum pour le moment, selon Stéphane Bédard
Le député de Chicoutimi, le péquiste Stéphane Bédard, a déclaré mercredi qui n'y aurait pas de référendum portant sur la souveraineté sous un gouvernement minoritaire. Stéphane Bédard rappelle que le PQ n'a recueilli que 33 % des votes alors que les partis fédéralistes en ont recueilli plus de 60 %. Il croit que même le vote sur une question référendaire serait rejeté à l'Assemblée nationale.