Le Conseil de la fédération prend fin sur fond de discordes

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Josée Thibeault

Les premiers ministres des provinces et des territoires canadiens, réunis à Halifax en Nouvelle-Écosse depuis mercredi dans le cadre du Conseil de la fédération, ont mis fin vendredi à leur rencontre sur fond de divergences, notamment sur une stratégie nationale pour encadrer et développer l'énergie.

La Colombie-Britannique n'apportera pas son soutien au plan national sur l'énergie. La première ministre, Christy Clark, l'a confirmé à une heure de la clôture du Conseil de la fédération.

Christy Clark, première ministre de la Colombie-Britannique Christy Clark, première ministre de la Colombie-Britannique  Photo :  PC/Andrew Vaughan

Il a été question d'importants enjeux financiers, notamment avec l'intention de l'Alberta de construire l'oléoduc Northern Gateway qui traverserait la Colombie-Britannique jusqu'au Pacifique pour atteindre les marchés asiatiques.

Mais Victoria exige toujours de meilleures compensations financières pour ce droit de passage sur son territoire. La province a menacé carrément de faire échouer ce projet si elle n'obtenait pas ce qu'elle veut.

Québec a aussi été critiqué par la première ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Kathy Dunderdale, pour sa politique de transport de l'électricité.

Terre-Neuve, qui compte développer son potentiel hydro-électrique, voudrait exporter son électricité aux États-Unis en passant par le Québec.

Mais Hydro-Québec répond qu'elle ne dispose pas des infrastructures nécessaires pour le transport de cette énergie jusqu'aux États-Unis. Il faut savoir qu'Hydro-Québec est peu encline à accommoder son voisin, qui viendrait la concurrencer sur le marché américain, et ce, en utilisant son propre réseau de transport.

Transfert fédéral en santé

Par ailleurs, un nouveau rapport mentionne que le transfert canadien en matière de santé sera réduit de près de 36 milliards de dollars en dix ans par rapport aux arrangements actuels qui expireront en 2014.

Ce rapport a été présenté vendredi matin par le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger.

Ainsi, la part des coûts de la santé assumée par le gouvernement fédéral passera à moins de 20 % comparativement à environ 50 % à l'origine.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, s'est offusqué une fois de plus du refus du gouvernement fédéral de préciser sa contribution au financement de la santé des provinces.

Comme il le fait à chaque occasion depuis des mois, il a profité de la conférence de presse de clôture de la réunion annuelle du Conseil de la fédération, vendredi, à Halifax, pour dénoncer l'absence de dialogue avec Ottawa dans ce dossier, et la propension du gouvernement Harper à prendre des décisions unilatérales sans consulter les provinces.

La santé était aussi au menu des débats, jeudi, notamment l'achat de médicaments génériques par l'ensemble des provinces et des territoires afin d'en réduire le prix.

Les premiers ministres semblaient former un front commun contre le gouvernement fédéral sur la question de la réduction d'une façon unilatérale des transferts de fonds aux provinces.

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