Pauline Marois arborant le carré rouge, le 15 juin dernier.
Photo : PC/Jacques Boissinot
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a indiqué jeudi que les candidats péquistes ne porteront pas le carré rouge aux prochaines élections.
Cette ligne de parti a été adoptée « pour éviter de se faire manipuler par Jean Charest », a-t-elle souligné, précisant que cette décision ne change rien à la position du PQ sur le conflit étudiant.
La chef du PQ a également ajouté que les députés du parti pourront porter le carré rouge s'ils le souhaitent dans le cadre de manifestations.
Après avoir porté le carré rouge pendant des mois pour soutenir le mouvement étudiant, la chef du Parti québécois a annoncé le 20 juin dernier qu'elle ne l'arborerait plus, mais que sa position n'était pas imposée à l'ensemble des députés.
Cette décision d'abandonner le carré rouge avait alors été critiquée par le premier ministre Jean Charest, qui avait qualifié ce geste d' « hypocrite ».
Casseroles dans Argenteuil : Marois le referait
Par ailleurs, la chef du Parti québécois a déclaré qu'elle était loin de regretter d'avoir battu de la casserole dans la circonscription d'Argenteuil, à l'occasion de l'élection complémentaire de juin dernier.
Répondant aux questions des journalistes lors de l'annonce officielle du départ de Sylvain Simard jeudi matin, Mme Marois a précisé qu'elle n'hésiterait pas à le faire de nouveau si on l'y invitait.
« Je le referais parce que ça s'est fait dans un moment très festif, à l'occasion de la complémentaire dans Argenteuil. Je n'aurais pas pris l'initiative de battre de la casserole. Ç'a été pris par des gens du comté et j'étais très heureuse de discuter avec eux sur la vision qu'ils avaient du Québec », a-t-elle dit.
Même si le Parti libéral a utilisé la prestation de Mme Marois dans une publicité à caractère négatif, la chef du PQ n'en persiste pas moins à dire qu'elle a pris la bonne décision.
« Je pense que Jean Charest aurait intérêt à aller marcher dans la rue. Il comprendrait davantage ce que les gens pensent. » Il comprendrait « peut-être mieux ce que les Québécois et les Québécoises attendent de leurs gouvernants ».
La chef du PQ ne semble donc pas s'en faire au sujet de l'utilisation de son image par le Parti libéral, estimant que cette image est celle d'une personne qui a un projet de société à proposer.
« Je suis une femme de conviction engagée envers la population. Au-delà de l'image qu'il faut retenir, c'est celle de la vision que l'on a, et c'est sur cela que je serai jugée », a-t-elle dit.