Enseignement supérieur au Québec : un débat de société
Amir Khadir, co-porte-parole de Québec solidaire
Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui dénonce le projet de loi spéciale que s'apprête à adopter le gouvernement pour mettre fin au conflit étudiant a appelé la population à « réfléchir à la possibilité de désobéir à cette loi de manière pacifique ».
M. Khadir précise que son parti politique mènera également cette réflexion.
Tout en soutenant que « toute loi doit être obéie en société », M. Khadir croit que « certaines lois sont à ce point déraisonnables et injustes qu'elles interdisent même les choses qui sont les plus précieuses comme la liberté de penser et de parler. C'est ce que fait la loi matraque de M. Charest : interdire les libertés fondamentales. »
M. Khadir se défend d'inciter la population à la désobéissance civile et de remettre en question, par le fait même, la légitimité des institutions québécoises. « Je remets en question la légitimité d'un gouvernement », a précisé M. Khadir.
« Québec solidaire s'engage à invalider cette loi, a ajouté M. Khadir. Nous appuyons le recours légal pour une requête en nullité de la loi. »
À la défense de Gabriel Nadeau-Dubois
Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds de la CLASSE
Le porte-parole de Québec solidaire estime que la loi spéciale vise directement l'un des porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale élargie (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois. M. Khadir déplore que la loi 78 invalide les injonctions émises contre les établissements d'enseignement, mais non les outrages de ceux qui sont accusés de les avoir transgressés comme c'est le cas de M. Nadeau-Dubois.
M. Khadir, dans le but de protéger M. Nadeau-Dubois, a fait siens les propos de ce dernier qui lui ont valu une accusation d'outrage au tribunal. Il a invité d'autres députés et citoyens à faire de même pour protéger d'un « cordon de sécurité moral » le leader de la CLASSE.