Enseignement supérieur au Québec : un débat de société
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a défendu la décision de son gouvernement de hausser les droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans et attaqué ses adversaires politiques lors du discours d'ouverture du conseil général du Parti libéral, qui se déroule cette fin de semaine à Victoriaville.
« Dans ce dossier, il est temps que la raison prenne le dessus. Il est grand temps que les étudiants en boycott réintègrent leurs cours », a affirmé Jean Charest, qui estime que la hausse des droits de scolarité est « juste » et « équitable ».
Il s'est d'ailleurs moqué de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, affirmant qu'elle avait changé de position à plusieurs reprises à propos des droits de scolarité. Mme Marois n'a pas le sens des responsabilités ni le leadership nécessaire pour diriger le Québec, a-t-il ajouté.
Quant au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, ancien collègue péquiste de Pauline Marois, il s'agit d'un « souverainiste » et son parti est « la salle d'attente de péquistes déçus », a dit M. Charest, qui a répété à quelques reprises que les deux chefs formaient « l'équipe Marois-Legault ».
Un nouveau référendum briserait l'élan que le gouvernement du Parti libéral a donné au Québec depuis 2003, estime M. Charest qui a fait l'éloge de ses neuf années au pouvoir.
Le conseil général du PLQ, placé sous le thème « Ensemble pour un Québec plus grand », doit normalement permettre au parti de déterminer sa plate-forme électorale.
À Victoriaville, notre journaliste Bruno Maltais s'est entretenu avec le député libéral Pierre Reid, ancien recteur et ex-ministre de l'Éducation du Québec.
Juste avant le discours du premier ministre Charest, des centaines de personnes, dont des étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité, manifestaient dans les rues de Victoriaville. Des actes violents ont eu lieu.
Pour relire notre couverture en direct du discours du premier ministre Charest :