Les militants de la Coalition avenir Québec (CAQ) se sont dotés d'un programme de parti en un temps record, samedi, après seulement deux heures de plénière.
Quelque 500 délégués étaient réunis à Victoriaville au congrès fondateur de la CAQ. Ils ont débattu en atelier et en plénière de 59 propositions.
Parmi celles-ci, l'abolition du cours Éthique et culture religieuse au primaire a été adoptée, tout comme l'abolition des commissions scolaires, votée avec une écrasante majorité.
Aussi, si la CAQ prend le pouvoir lors des prochaines élections, elle s'engage à imposer le vote secret lors d'accréditations syndicale. Les militants ont aussi convenu, après débat, d'augmenter les investissements de la Caisse de dépôt et placement dans les entreprises québécoises.
La Coalition promet aussi, notamment :
Des résolutions qui avaient d'abord été rejetées en atelier, en avant-midi, ont été réinstaurées dans le programme en après-midi, lors des plénières. C'est le cas de la proposition visant à limiter à 45 000 le nombre d'immigrants pendant deux ans pour implanter entre temps des mécanismes afin de maximiser leur employabilité et leur intégration. C'est aussi le cas de la résolution sur la promotion des arts et de la culture québécoise, qui avait été d'abord rejetée par les militants en atelier parce qu'il la trouvait insuffisante.
Un chef satisfait
Toutes les régions du Québec étaient représentées au congrès. Les anciens adéquistes étaient très nombreux, mais la présence de plusieurs personnes qui assistaient pour la première fois à un rassemblement politique a aussi été remarquée, ce qui a réjoui François Legault : « Ça me donne l'espoir qu'on va gagner la bataille contre le cynisme à l'égard de la politique ».
François Legault, qui s'est promené au cours de l'avant-midi entre les différents ateliers dans lesquels étaient débattues les propositions caquistes, a dit en fin journée avoir senti que « même s'il y avait des désaccords », les militants de la CAQ avaient « une vision commune de l'avenir du Québec ».
La droite, la gauche, ça n'existent pas...
Au début du congrès, le cofondateur de la défunte Action démocratique du Québec, Jean Allaire, a prévenu les médias que le programme de la CAQ ne sera ni à gauche, ni à droite. « Les histoires de gauche et de droite, c'est tout artificiel, ça. Ça existe à des endroits où les gens comprennent ce que c'est », a-t-il ajouté, mettant au défi les journalistes de trouver des personnes, ici, qui comprenaient ce que cela signifiait.