Le PQ dénonce « un détournement de fonds publics » pour l'anglicisation du Québec

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Yves-François Blanchet Le député péquiste et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet (archives)  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Le Parti québécois accuse le gouvernement libéral de Jean Charest de céder aux pressions des milieux d'affaires en finançant des cours d'anglais à des immigrants francophones.

Des millions de dollars de fonds publics sont ainsi détournés vers l'enseignement de l'anglais alors qu'ils devraient servir à la francisation, déplore le porte-parole de l'opposition officielle en matière linguistique, Yves-François Blanchet. Le député de Drummond avance que le gouvernement va à l'encontre de sa mission de défense de la langue française.

« Il me semble évident que le gouvernement a des pressions de la part des milieux d'affaires, qui eux demandent que les travailleurs maîtrisent mieux l'anglais. » — Yves-François Blanchet, député du Parti québécois

Les accusations du PQ surviennent quelques jours après la sortie du député et porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, qui révélait que le gouvernement utilisait de l'argent de la francisation à d'autres fins.

Un article de La Presse Canadienne publié dimanche a confirmé que le ministère de l'Emploi avait versé 2,1 millions de dollars depuis 2008 pour offrir des cours d'anglais à des immigrants francophones, ce que dénonce le PQ. Ce financement du ministère de l'Emploi s'est avéré concomitant à celui des ministères de l'Immigration et de l'Éducation.

Le député Blanchet estime que le gouvernement devrait élargir la portée de la Charte de la langue française (loi 101) dans tous les milieux de travail : qu'il s'agisse de petites, de moyennes ou de grandes entreprises. Une entreprise sur six comptant plus de 50 employés n'a toujours pas terminé son processus de francisation, poursuit M. Blanchet.