Médicaments
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La Société canadienne du cancer « très préoccupée et découragée par la pénurie de médicaments » qui sévit actuellement au pays demande à Ottawa de s'attaquer plus vigoureusement au problème.
« Il est inacceptable que les patients qui traversent déjà une période difficile n'aient pas accès aux médicaments dont ils ont besoin », a affirmé dans un communiqué Dan Demers de la Société canadienne du cancer.
Le phénomène des pénuries de médicaments n'est pas nouveau, mais il a récemment pris de l'ampleur à la suite d'une baisse de productions à l'usine de la pharmaceutique Sandoz de Boucherville, au Québec, qui fournit environ plus de 200 médicaments différents aux hôpitaux du pays.
Sandoz, deuxième producteur mondial de médicaments génériques, est aussi le principal fournisseur de plusieurs médicaments injectables pour les hôpitaux du Québec.
Les députés fédéraux doivent participer à un débat d'urgence lundi soir sur la pénurie de médicaments.
La Société canadienne du cancer demande donc à la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, de dresser un plan d'action pour éviter les futures pénuries.
L'organisme salue les efforts déployés par les hôpitaux, les médecins et les pharmaciens pour faire face aux pénuries de médicaments, mais estime que le gouvernement traîne les pieds.
« D'autres pays se sont attaqués aux pénuries de médicaments en amont, et il est temps que le Canada fasse de même », a encore ajouté M. Demers.
En attendant que la crise soit résolue, la Société affirme qu'il est nécessaire que les professionnels de la santé soient avisés le plus tôt possible de toute pénurie. Ils devraient aussi être informés des raisons et de la durée de la pénurie, ainsi que des médicaments de substitution disponibles.