Un employé libéral était derrière « Vikileaks », admet Bob Rae

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae  Photo :  Radio-Canada

Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae, a reconnu lundi qu'un employé libéral était à l'origine de la divulgation sur Twitter d'informations sur la vie privée du ministre de la Sécurité publique, Vic Toews.

M. Rae a déclaré à la Chambre des communes que l'employé en question a démissionné, puis il a présenté des excuses formelles à M. Toews.

« J'offre mes excuses et les excuses de la part de mon parti pour le fait que c'est un membre de notre bureau de recherche qui est responsable de l'établissement du site Twitter concernant la vie personnelle du ministre [Toews] », a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, qui avait blâmé le Nouveau Parti démocratique (NPD) pour l'affaire surnommée « Vikileaks », a adressé ses excuses à la formation.

Plus tard en point de presse, le chef libéral a indiqué que l'employé responsable du méfait est Adam Carroll. Il serait dans la trentaine et travaillerait pour le Parti libéral depuis plusieurs années déjà, a indiqué M. Rae aux journalistes, sans plus de précisions.

Les détails sur la vie privée de M. Toews avaient commencé à circuler sur Internet au lendemain du dépôt du projet de loi C-30, qui suscite de nombreuses craintes en matière de protection de la vie privée. Un compte Twitter a publié des dizaines de messages révélant pour la plupart des informations sur le mariage houleux de M. Toews, qui s'est soldé par un divorce en 2008.

Une recherche a permis de déterminer que les messages avaient été envoyés à partir de l'édifice du Parlement.

Bob Rae a plaidé pour que cette affaire n'empêche pas le bon déroulement des travaux parlementaires, notamment le débat entourant les appels trompeurs faits lors de l'élection fédérale de 2011.

« Il y a des cailloux sur toutes les routes. Il y a des exemples où on ne fait pas de bonne chose, et j'ai offert mes excuses à M. Toews. Mais on va continuer d'aborder la question de ce qui est arrivé avec l'élection (...), nous allons continuer avec notre débat demain. Il faut être très clair là-dessus », a-t-il dit.

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