La juge France Charbonneau
Le porte-parole de la commission Charbonneau affirme qu'il n'existe aucune tension entre ses enquêteurs, réagissant à des informations voulant qu'ils soient divisés sur la valeur des informations contenues dans le rapport Duchesneau.
Dans un bref communiqué, le porte-parole Richard Bourdon affirme que la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction « tient à mentionner qu'elle a été très surprise ce matin en lisant l'article en première page du journal Le Devoir la concernant ».
M. Bourdon dit qu'en aucun temps Me Sylvain Lépine, du Bureau de lutte contre la corruption et la malversation intégré à l'Unité permanente anticorruption, n'a fait de présentation, ni discuté du rapport Duchesneau avec les membres de la commission. « Deuxièmement, il n'existe aucune tension entre les enquêteurs, lesquels ont aussi travaillé ensemble dans d'autres dossiers importants dans le passé », peut-on lire dans le communiqué.
En outre, le porte-parole a précisé que la commission tient compte du rapport Duchesneau sur la collusion dans l'industrie de la construction dans ses travaux.
Utile ou inutile, le rapport Duchesneau?
Selon des sources de la journaliste Isabelle Richer, la juge France Charbonneau ferait face à des tensions au sein de son équipe d'enquêteurs. Certains d'entre eux verraient dans le rapport Duchesneau une mine d'information utile aux travaux de la commission, tandis que d'autres le considéreraient comme inutile à cause de l'anonymat des sources.
Selon un article publié dans Le Devoir de vendredi, la division serait née de Me Sylvain Lépine, du Bureau de lutte contre la corruption et la malversation intégré à l'Unité permanente anticorruption. Lors d'une présentation devant l'équipe de la commission Charbonneau, Me Lépine aurait démoli le rapport Duchesneau, soutenant qu'il ne pouvait servir à accuser qui que ce soit.
La cohabitation entre les enquêteurs de la Sûreté du Québec et ceux des corps municipaux serait également source de tension.
La Sûreté du Québec serait perçue par plusieurs comme étant trop proche du pouvoir politique. Certains enquêteurs municipaux craindraient qu'elle n'agisse comme rempart pour protéger le gouvernement.
D'après des informations recueillies par Isabelle Richer