La chef de l'opposition Pauline Marois répond aux journalistes lors d'une conférence à Québec.
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PC/Jacques Boissinot
Si le Parti québécois est porté au pouvoir, sa chef Pauline Marois s'est engagée mercredi à tenir des référendums d'initiative populaire, mais à condition qu'ils soient balisés.
La chef de l'opposition officielle propose ainsi des règles pour encadrer les consultations, auxquels résultats le gouvernement serait lié. Les référendums d'initiative populaire, une idée proposée par le député Bernard Drainville lors du conseil national du PQ, ne pourront pas porter sur des questions fiscales ou des sujets qui vont à l'encontre de la Charte des droits et libertés du Québec. Un seuil minimal de 850 000 signatures sera également requis pour la tenue du référendum.
Pauline Marois a ainsi tenu à rappeler que « contrairement à ce que disent [ses] adversaires », il n'y aura pas de « référendums à répétition ».
Alors qu'elle avait rejeté en 2008 une proposition similaire de référendums d'initiative populaire, Mme Marois s'est récemment pliée à la volonté de ses militants. La chef péquiste se défend aujourd'hui de faire volte-face et de vouloir se faire accommodante dans un contexte de crise au sein de son parti.
Cinq engagements électoraux
La chef du PQ a annoncé quatre autres mesures pour donner plus de pouvoir aux citoyens, mesures qui découlent des propositions des militants adoptées le mois dernier.
Mme Marois promet ainsi de :
La chef de l'opposition s'est faite plus prudente sur l'octroi du droit de vote à 16 ans, une question qui divise les militants péquistes. Mme Marois propose de former d'abord les élèves, en introduisant des cours d'histoire et d'éducation civique. La question sera ensuite débattue.
« Un gouvernement, quand il s'agit de changements à nos institutions démocratiques, ne les impose pas, mais tente d'obtenir un consensus, pour ne pas dire l'unanimité des membres de l'Assemblée nationale », a-t-elle déclaré mercredi.