Le premier ministre Stephen Harper et sa femme Laureen ont visité samedi le zoo de Chongquing, dans le sud-ouest du pays.
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PC/Adrian Wyld
Au terme d'une visite officielle qualifiée de fructueuse en Chine, axée sur l'économie, le premier ministre Stephen Harper s'est engagé à une coopération énergétique plus étroite avec l'Empire du Milieu et a annoncé le prêt de deux pandas chinois géants à des zoos canadiens pour les dix prochaines années.
« Il s'agit d'un très grand honneur pour le Canada de se faire confier deux des trésors nationaux de la Chine », a déclaré Stephen Harper, qui visitait samedi le zoo de Chongquing, dans le sud-ouest du pays.
Les pandas Er Chun et Li Ji, qui sont attendus aux zoos de Toronto et de Calgary début 2013, seront un rappel de la « profonde amitié et de la bonne volonté » entre le Canada et la Chine, selon le premier ministre.
Le panda géant, unique à la Chine et régulièrement envoyé à l'étranger pour renforcer les liens diplomatiques avec ses partenaires, foulera le sol canadien pour la première fois en 20 ans.
Samedi, le premier ministre a également rencontré Bo Xilai, secrétaire haut placé du Parti communiste à Chongquing, a confirmé l'attaché de presse de M. Harper, Carl Vallée. Les détails de leur réunion ne sont cependant pas encore connus.
Une des étoiles montantes de la scène politique chinoise, Bo a fait l'objet de spéculations après que son collaborateur, l'ancien chef de police Wang Lijun, eut supposément demandé asile au consulat américain puis eut disparu. Le scandale, qui mêle lutte de pouvoir, complot et trahison, prend aujourd'hui des proportions d'affaire d'État et fait les choux gras des médias sociaux et de la presse étrangère.
Un voyage axé sur l'économie
Vendredi, Stephen Harper a également profité de sa dernière journée à Canton, capitale de la province de Guangdong, dans le sud du pays, pour vanter les ressources naturelles du Canada et le Plan Nord du Québec qui devraient, selon lui, être profitables à l'emploi.
« Il y a un grand intérêt dans le Plan Nord du Québec et évidemment nous parlons avec les Chinois de ces opportunités », a déclaré le premier ministre.
Les membres de la délégation économique conduite par le premier ministre Stephen Harper en Chine ont conclu pour près de 3 milliards de dollars d'accords commerciaux lors de ce voyage.
En tout, 22 accords commerciaux ont été signés. Mercredi, les gouvernements du Canada et de la Chine se sont notamment entendus sur les termes d'un important accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) au terme de négociations qui ont duré 18 ans.
Malgré sa volonté affichée de resserrer les liens économiques avec la Chine, le premier ministre a cependant fait savoir qu'il y avait encore « beaucoup d'obstacles » à la conclusion d'un accord de libre-échange entre les deux pays.
Stephen Harper a en outre à peine effleuré la question des droits de la personne lors de ce voyage. S'il a évoqué lors d'un discours vendredi le respect « des caractéristiques nationales » canadiennes lors des négociations, il n'a cependant pas fait référence à un cas précis, comme la situation au Tibet, ou la cause du Prix Nobel de la paix 2010, Liu Xiabao.
Le premier ministre canadien s'est contenté d'affirmer qu'il avait soulevé la question des droits de l'homme plus tôt en semaine lors de discussions bilatérales avec les dirigeants chinois.