Course à la direction du NPD : Saganash se retire

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Roméo Saganash

Roméo Saganash se retire de la course à la direction du Nouveau Parti démocratique.

Le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou a fait part de sa décision aux journalistes vendredi matin, à Val-d'Or.

Il a expliqué en conférence de presse qu'il quittait la course à direction de son parti tout d'abord pour des raisons familiales, pour sa santé fragile ces derniers mois, mais surtout par ce qu'il ne dispose pas des ressources financières pour poursuivre sa campagne à travers le pays.

Selon des données publiées par le parti, Roméo Saganash avait amassé quelque 17 500 $ d'octobre à la fin décembre, comparativement à quelque 156 600 $ et près de 146 000 $ pour les meneurs Brian Topp et Thomas Mulcair.

Sa campagne, plutôt discrète jusqu'ici, aurait en outre soulevé peu d'enthousiasme auprès des 100 000 militants néo-démocrates appelés à élire leur prochain dirigeant.

Questionné par les journalistes sur le candidat qu'il comptait désormais appuyer dans la course à la chefferie de son parti, Roméo Saganash a préféré ne pas répondre.

Le député d'origine crie est le deuxième candidat à se désister dans cette campagne après Robert Chisholm, en décembre dernier.

Roméo Saganash s'était lancé dans la course en septembre dernier, devenant ainsi le premier Autochtone à briguer le poste de chef d'un parti politique fédéral.

Outre BrianTopp et Thomas Mulcair, les députés Peggy Nash, Paul Dewar, Nathan Cullen, Niki Ashton ainsi que le pharmacien néo-écossais Martin Singh demeurent dans la course.

Les néo-démocrates, qui ont perdu leur chef Jack Layton en août dernier, choisiront son successeur le 24 mars prochain. En attendant, c'est l'ex-syndicaliste Nycole Turmel, députée de Hull-Aylmer, qui assure l'intérim.

Roméo Saganash en brefOriginaire du village de Waswanipi, Roméo Saganash a commencé sa carrière comme porte-parole de la nation crie en 1989. Il a par la suite été adjoint du grand chef Matthew Coon-Come lors des grandes luttes menées par les Cris contre le projet hydroélectrique Grande-Baleine ainsi que lors des négociations constitutionnelles du lac Meech et de Charlottetown.

Il a également agi à titre de négociateur pour l'entente de la Paix des braves, signée avec le gouvernement du Québec, en 2002. Il a aussi participé aux négociations pour la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Avant de se porter candidat aux élections de 2011, il occupait les fonctions de directeur des Relations gouvernementales et des Affaires internationales au Grand Conseil des Cris.